C’était un samedi après-midi comme les autres pour Gareth et Lucy Knowler. Le soleil illuminait leur jardin du Kent, en Angleterre, où leur fidèle compagne de 19 ans, Gizzy, aimait se prélasser. Mais en quelques heures, cette journée ordinaire s’est transformée en un véritable cauchemar.
Leur chatte, qui faisait partie de la famille depuis qu’elle était un chaton, avait disparu. L’inquiétude a rapidement laissé place à l’incompréhension et au chagrin. « Elle était juste là. Je venais de la voir. Elle était à la maison à l’heure du déjeuner. Et au goûter, elle était morte », raconte Gareth, la voix brisée par l’émotion.
Une chaîne d’événements fatale
Après s’être égarée, la vieille chatte a été trouvée par une voisine bienveillante. Pensant bien faire, celle-ci l’a confiée à la RSPCA, une célèbre association de protection animale. Sur place, on lui assure que l’animal sera gardé sept jours, le temps de retrouver ses maîtres grâce à sa puce électronique.
Transférée dans une clinique pour un examen, le destin de Gizzy a basculé. Les vétérinaires ont jugé son état préoccupant : elle était décrite comme « émaciée » et souffrant de problèmes respiratoires. Une conclusion rapide a été tirée, supposant qu’elle était errante depuis longtemps. La décision a été prise : l’euthanasie.
« Les puces ne veulent pas dire grand-chose »
Pendant ce temps, ses propriétaires la cherchaient désespérément. Lorsque Lucy a enfin réussi à joindre le refuge vers 17h, le choc a été total. Au lieu de lui dire où récupérer leur animal, on lui a annoncé que Gizzy avait déjà été endormie. La famille conteste formellement l’évaluation vétérinaire.
Pour eux, la faiblesse de Gizzy s’expliquait simplement par son grand âge et une maladie récente. « Mon chat était vraiment magnifique. Il était bien soigné », assure Gareth. Le stress du transport a sans doute aggravé sa respiration, mais elle n’était pas en souffrance. Des photos prises la veille la montraient d’ailleurs paisiblement installée à la maison.
Ce drame laisse la famille avec un sentiment d’injustice et une question douloureuse. « Je pensais que la puce électronique servait à éviter que les chats soient euthanasiés », s’insurge le père de famille. Pour lui, cette tragédie prouve que même la technologie ne peut remplacer le bon sens et la communication. Un avertissement glaçant pour tous les propriétaires d’animaux.