C’est une fin de journée que Xavier Garcia n’est pas près d’oublier. Alors qu’il s’apprête à passer à table, le président de la SPA de Besançon reçoit des images d’une violence insoutenable. Sur son écran, un jeune homme met en scène la torture de plusieurs chatons sans défense. La scène dure 15 longues minutes, un calvaire qui lui retourne l’estomac.
« C’était machiavélique », confie-t-il, encore sous le choc. L’horreur monte d’un cran lorsqu’il distingue les détails. L’adolescent, seul dans une grange, semble prendre un plaisir sadique à ses actes. « Il était dans le foin allongé, avec une fourche dans le chaton qui hurlait, avant de le balancer contre les murs… » Une cruauté pure, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.
Une plainte déposée dans l’urgence
Face à une telle barbarie, la réaction est immédiate. Le sang de Xavier Garcia ne fait qu’un tour. Dès le lendemain matin, il se rend à la gendarmerie pour déposer plainte pour sévices graves ayant entraîné la mort. Il ne s’agit pas de laisser un tel acte impuni. Pour lui, c’est un devoir de donner une voix à ces petites victimes silencieuses et de s’assurer que justice soit faite.
L’enquête, rapidement menée par les gendarmes, permet d’identifier l’auteur des faits grâce aux images diffusées. La mobilisation a été rapide et efficace, montrant que les signalements de cruauté animale sont pris très au sérieux par les forces de l’ordre.
Un apprenti agricole sans antécédents
L’auteur présumé est un jeune apprenti agricole de 16 ans, résidant dans le Doubs. Interpellé et placé en garde à vue, il n’a pas tardé à reconnaître l’intégralité des faits. D’après les premiers éléments, il aurait « ébouillanté, embroché et jeté contre un mur » au moins deux chatons. Face aux enquêteurs, il a tenté de justifier son geste en affirmant avoir agi « sous le coup de la colère ».
Une explication qui peine à convaincre au vu de la mise en scène et du plaisir apparent décrits par ceux qui ont vu les images. Le jeune homme, jusqu’alors inconnu des services de justice, devra désormais répondre de ses actes devant un juge.
Quelles suites judiciaires ?
Déféré pour « sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique » et « diffusion d’images relatives à ces sévices », l’adolescent a fait l’objet de mesures éducatives. Il sera présenté à un juge des enfants à la fin du mois de juin pour statuer sur son sort. Cette affaire rappelle tristement que la cruauté envers les animaux est une réalité contre laquelle il faut lutter sans relâche.