En cherchant son chat Ulysse, disparu depuis la veille à Athis-Val de Rouvre dans l’Orne, Elisa Brindeaux redoutait une mauvaise surprise. C’est finalement dissimulé au cœur d’une haie du quartier du Poirier qu’elle a retrouvé son compagnon d’un an, incapable de se déplacer normalement et marchant les pattes croisées.
Au départ, la maîtresse pense à une simple morsure ou à une griffure de barbelés. Mais face à l’absence d’amélioration, un deuxième examen vétérinaire révèle la présence d’un projectile de 4,5 millimètres logé juste à côté de la colonne vertébrale de l’animal.
Actu.fr a recueilli le témoignage de sa propriétaire qui se remémore sa réaction initiale : « J’étais tellement choquée que j’ai cru à un accident. J’ai regardé les horaires du club de tir qui n’est pas loin pour savoir s’ils étaient ouverts, et ce n’était pas le cas. J’ai directement pensé que c’était volontaire. »
Un compagnon affectueux désormais lourdement handicapé
Ulysse n’est pas un félin ordinaire. Décrit par sa famille comme un animal particulièrement fusionnel qui suivait ses proches lors de leurs promenades dans le quartier, le jeune chat stérilisé voit son quotidien totalement bouleversé. Même si ses jours ne sont plus en danger, les séquelles physiques demeurent importantes.
Aujourd’hui, Ulysse souffre de faiblesses aux membres postérieurs et éprouve de vives douleurs au moindre geste. Il ne peut plus ni courir ni sauter comme auparavant. Sa maîtresse tente désormais d’atténuer ses souffrances grâce à des séances d’ostéopathie féline, tout en redoutant un handicap définitif.
Une alerte lancée auprès des habitants de la commune
Face à cet acte délibéré, une plainte a été déposée. L’inquiétude reste vive dans le secteur du Poirier, d’autant que deux autres chats restent introuvables depuis la même période. Elisa Brindeaux appelle l’ensemble des propriétaires d’animaux du secteur à la plus grande prudence.
La commune dispose pourtant d’un partenariat avec un vétérinaire pour réguler la population de félins errants via un programme de capture et de stérilisation. Pour la maîtresse d’Ulysse, la violence envers les animaux reste injustifiable : lorsqu’un problème survient, des solutions collectives et associatives existent pour apaiser la situation.