C’est une histoire qui commence comme un mauvais pressentiment. Un après-midi, dans un village paisible de Haute-Saône, des coups de feu retentissent. Sur le moment, personne ne s’en alarme vraiment. Mais le lendemain matin, Aurélie et sa voisine Nicole constatent une absence anormale : Blacky, un adorable chat noir et blanc de cinq ans, n’est pas là pour son habituelle visite matinale.
L’inquiétude monte d’un cran lorsque le mari de Nicole aperçoit une « boule noire » recroquevillée sous leur terrasse. C’est Blacky. Il miaule de douleur, incapable de se tenir debout. Le soulagement de l’avoir retrouvé est immédiatement balayé par l’angoisse de comprendre ce qui lui est arrivé. Emmené d’urgence chez le vétérinaire, la vérité va dépasser l’entendement.
Une découverte qui glace le sang
Face à la radio de son animal, Aurélie a « la boule au ventre et la gorge nouée ». L’image est constellée de dizaines de points blancs. Le verdict tombe, brutal et révoltant : Blacky a été criblé de 47 plombs de chasse, de deux calibres différents. Les tirs ont touché son abdomen, ses pattes et sa queue. L’intention était claire : « C’était pour le tuer, pas juste pour lui faire peur », sanglote sa maîtresse.
Par un miracle absolu, aucun organe vital n’a été atteint. Blacky est un survivant. Mais il boite, un plomb s’étant logé près d’une articulation. Confiné à la maison pour sa convalescence, ce chat autrefois si libre paie le prix d’une cruauté sans nom.
Un village sous le choc et la peur
Pour Aurélie, ce drame ravive de douloureux souvenirs. En 2023, elle avait déjà signalé la disparition de trois de ses chats en quelques mois. Une plainte a été déposée à la gendarmerie. Cet acte barbare n’est malheureusement pas un cas isolé dans le secteur. Le souvenir d’un autre félin, retrouvé mort empoisonné avec des plombs dans le cou et les oreilles coupées, hante encore les esprits.
Aujourd’hui, c’est tout un quartier qui vit dans la peur et l’incompréhension. Soutenue par ses voisins et le maire, Aurélie espère que l’enquête aboutira et que justice sera faite. Cet acte de cruauté est un délit passible de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Pour Blacky, et pour tous les autres, sa famille se bat pour que de tels agissements ne se reproduisent plus jamais.