Au milieu des flammes qui dévorent le sud de l’Italie, les équipes de secours luttent sans relâche. Mais ce qu’ils découvrent sur le terrain en Calabre dépasse l’entendement et révèle une cruauté difficile à imaginer.
Dans les zones dévastées par les feux, des chats terrifiés sont retrouvés. Ils ne sont pas seulement des victimes collatérales de la catastrophe. Ils ont été transformés en torches vivantes, des outils pour propager la destruction. À leur queue, un morceau de tissu imbibé de liquide inflammable. Lancés dans la nature, leur fuite éperdue devient le vecteur d’un enfer de flammes.
Une cruauté « non seulement malveillante, mais même criminelle »
La découverte a été confirmée par Domenico Costarella, le directeur général de la Protection civile locale. Dans une vidéo, il évoque des scènes effarantes qui témoignent d’une intention délibérée et organisée. « Nous avons été confrontés à des scènes incroyables », explique-t-il, la voix lourde.
Ces actes ne sont pas isolés. Les pompiers ont mis au jour plusieurs dispositifs incendiaires sophistiqués. Des bougies accompagnées de tissus inflammables, conçues pour déclencher un feu à retardement, ou encore des bouteilles en verre munies de mèches, prêtes à enflammer les broussailles sèches. Tout indique un plan méticuleux pour causer un maximum de dégâts.
Une récompense pour retrouver les coupables
Face à cette barbarie, la société civile s’organise. L’Association italienne pour la défense des animaux et de l’environnement (AIDAA) a annoncé qu’elle porterait plainte. Elle va plus loin en offrant une récompense de 1000 euros à quiconque fournira des informations permettant d’identifier et de condamner les responsables.
Ces événements tragiques ont poussé Domenico Costarella à lancer un appel à une prise de conscience collective. « Ce sont des actes inhumains », conclut-il, amer. « Malheureusement, le pire ennemi de l’homme est l’homme lui-même. » Une phrase qui résonne tristement alors que plus de 160 incendies continuent de faire rage dans la région.