Lors d’une balade au cœur du massif du Baïgura, dans le Pays basque, des randonneurs sont tombés sur une petite boule de poils. Convaincus de venir en aide à un jeune chaton égaré, ils ont choisi de le recueillir.
Mais l’attitude particulièrement craintive du petit animal a rapidement interpellé ses sauveteurs, une information relayée par Le Progrès. Soucieux de son bien-être, les marcheurs ont alors contacté un centre spécialisé.
L’association Hegalaldia, située à Ustaritz dans les Pyrénées-Atlantiques, a vite identifié le jeune félin. Il ne s’agissait pas d’un animal domestique, mais d’un chat forestier d’Europe, une espèce sauvage protégée.
Une prise en charge adaptée avant un retour à la vie sauvage
Âgé d’à peine un mois lors de sa découverte, le jeune animal a été installé dans des conditions adaptées. L’association lui a aménagé un enclos végétalisé de 20 m² rempli de cachettes naturelles.
Le petit pensionnaire grandit à son rythme et se nourrit très bien. L’objectif ultime des soignants est de pouvoir le relâcher dans son habitat naturel une fois devenu autonome.
Comment reconnaître le chat forestier d’Europe ?
Le chat forestier, aussi appelé chat sylvestre, ressemble beaucoup à nos chats domestiques. Il se distingue par sa silhouette plus trapue et son pelage gris-fauve rayé.
Sa queue épaisse porte plusieurs anneaux noirs et se termine par un manchon sombre. Très méfiant envers l’humain, ce prédateur solitaire se nourrit essentiellement de petits rongeurs.
Protégé depuis 1979 en France, ce félin discret rappelle la beauté méconnue de la faune de nos forêts. Une rencontre rare qui se termine bien pour ce jeune rescapé.