En parcourant les sentiers du massif du Baïgura, dans les Pyrénées-Atlantiques, des randonneurs sont tombés sur une petite créature vulnérable. Seule sur le chemin, l’animal semblait braver les éléments sans aucune aide apparente. Persuadés de faire une bonne action, les marcheurs ont décidé de lui venir en aide.
Pensant recueillir un simple chaton domestique égaré, le groupe l’a transporté jusqu’au refuge le plus proche. Mais comme le raconte Wamiz, quelques détails troublants ont rapidement attiré leur attention. Malgré son pelage tigré et ses grands yeux bleus, le comportement et la morphologie de la petite bête laissaient planer un doute persistant.
Après examen, la réalité s’est révélée tout autre : la petite femelle n’était pas un chat de maison, mais un chat forestier d’Europe. Également nommé chat sylvestre, ce félin sauvage protégé est l’un des rares prédateurs encore présents dans le massif pyrénéen.
Une prise en charge adaptée pour préserver son instinct sauvage
Âgée de moins d’un mois lors de sa découverte, la jeune femelle a immédiatement été confiée à l’association Hegalaldia, située à Ustaritz. Pour lui éviter toute imprégnation humaine qui compromettrait son retour à la vie sauvage, les soigneurs ont redoublé de précautions. Ils ont notamment utilisé des tenues de camouflage spéciales lors de ses repas.
Aujourd’hui désormais sevrée, la jeune féline grandit sereinement dans un enclos végétalisé de 20 mètres carrés reproduisant fidèlement son habitat naturel. Les spécialistes attendent qu’elle gagne en autonomie avant d’organiser sa relâcher définitive en milieu naturel.
Que faire si vous trouvez un petit animal dans la nature ?
L’association Hegalaldia profite de cet événement pour rappeler des consignes essentielles aux promeneurs. Apercevoir un jeune animal seul dans la nature ne signifie pas automatiquement qu’il est abandonné. La mère se trouve bien souvent tapie à proximité, en attente du départ des humains.
En cas de doute, il est recommandé de prendre des photos à distance et de contacter immédiatement un centre de sauvegarde de la faune sauvage avant toute intervention. Aurez-vous eu le même réflexe face à une telle rencontre sur les sentiers ?