C’est une histoire qui commence comme un conte de fées pour les amoureux des animaux, mais qui vire au véritable cauchemar. Il y a deux ans et demi, en Haute-Saône, une famille découvre un chat en piteux état, réfugié dans sa grange. Attendrie, elle décide de le prendre sous son aile, le soigne, le nourrit et lui offre un foyer chaleureux. Le félin est baptisé Pompom.
Pendant plus de deux ans, Pompom vit une existence paisible, choyé par ses nouveaux maîtres qui ont dépensé sans compter pour sa santé. Mais ce bonheur a été brutalement interrompu par une visite des gendarmes. La famille, qui pensait avoir réalisé un simple acte de bienveillance, se retrouve aujourd’hui accusée de vol.
Un sauvetage qui tourne au drame
Lorsque la famille d’Augicourt a trouvé le chat, celui-ci était loin d’être en pleine forme. Selon eux, l’animal n’était pas identifié et personne ne semblait le chercher. « Il souffrait de gingivite », se souvient la mère de famille. Un état qui a nécessité des soins vétérinaires coûteux, incluant deux interventions pour lui retirer des dents et des traitements antiparasitaires.
Convaincue d’agir pour le bien de cet animal visiblement délaissé, la famille l’a officiellement adopté dix-huit mois après son sauvetage. Pour eux, Pompom faisait partie intégrante de leur foyer, un compagnon à quatre pattes sauvé d’une vie de misère.
Deux familles, deux noms, un seul chat
Le choc fut immense quand les propriétaires d’origine se sont manifestés, près de deux ans plus tard. Ils affirment n’avoir jamais abandonné leur chat, qu’ils appellent Flocon, et ont déposé une plainte pour vol. Des tests ADN ont été réalisés, et leur avocat assure détenir des preuves de leur propriété.
La situation est devenue un véritable imbroglio juridique et émotionnel. D’un côté, une famille qui a investi du temps, de l’amour et de l’argent pour sauver un animal. De l’autre, des propriétaires qui réclament leur compagnon disparu. « Pourquoi se battre pour Flocon devant la justice s’il était abandonné ? » s’interrogent-ils, niant toute négligence.
Quel avenir pour Pompom ?
Au milieu de ce conflit, il y a Pompom, ou Flocon, un chat qui ne demande qu’à être aimé. L’affaire se dirige désormais vers une médiation pénale pour tenter de trouver une solution à l’amiable. Si aucun accord n’est trouvé, elle pourrait se terminer devant le tribunal correctionnel.
Cette histoire déchirante soulève une question difficile : à qui appartient un animal ? À ceux qui l’ont mis au monde, ou à ceux qui l’ont sauvé ? Une décision de justice devra trancher, laissant une famille, quoi qu’il arrive, le cœur brisé.