À Chalais, un village de Charente, une campagne municipale de gestion des animaux errants a pris une tournure inattendue. Une conseillère municipale s’est vue retirer le chat qu’elle venait de recueillir et qu’elle s’apprêtait à adopter officiellement.
Alors qu’elle pensait offrir un foyer aimant à ce félin délaissé par ses anciens propriétaires, l’animal a été euthanasié sans qu’elle puisse intervenir, rapporte La Nouvelle République. Face à cette situation qu’elle estime évitable, l’élue locale a pris la décision de démissionner de ses fonctions au conseil municipal.
Un protocole sanitaire strict contesté par l’élue
L’histoire débute lorsque l’élue prend en charge deux chats abandonnés dans la commune. Soucieuse de faire les choses dans les règles, elle confie les félins à la mairie afin de procéder à leur stérilisation. Ayant déjà partagé sa vie pendant 15 ans avec un chat atteint du virus de l’immunodéficience féline (FIV), elle se disait entièrement prête à assumer les frais de santé nécessaires.
Cependant, lors des examens vétérinaires, le test s’est révélé positif au FIV. L’animal n’étant pas identifié par une puce électronique, la procédure communale a conduit directement à son euthanasie. L’ancienne conseillère regrette l’absence d’appel préalable qui lui aurait permis de sauver l’animal à ses frais.
La municipalité défend l’application des consignes
Du côté de la mairie de Chalais, le maire Olivier Blancheton explique que la campagne de régulation visait à prendre en charge 90 félins errants. L’édile souligne que l’animal n’était pas identifié, une formalité pourtant obligatoire pour les chats de plus de quatre mois. Même s’il concède que les événements se sont déroulés très vite, il maintient que les consignes ont été respectées.
Pour l’ancienne élue, la déception reste profonde et le manque de communication l’a poussée à quitter son poste. Cet événement relance la réflexion sur la gestion des animaux errants dans les communes rurales.