Lorsque Marlène Bernard voit son chat Ronin rentrer à la maison ce jour-là, son cœur s’arrête. Le magnifique Maine Coon de deux ans et demi a la tête couverte de sang, et sa démarche est chancelante. L’image est insoutenable.
Immédiatement, elle imagine le pire : un accident de voiture, une chute malencontreuse. Prise de panique, elle fonce chez le vétérinaire le plus proche, priant pour qu’il ne soit pas trop tard. Elle s’attend à un diagnostic grave, mais elle est à mille lieues de la vérité.
Les mots du praticien la frappent comme un coup de poing. « Quand j’ai su la vérité, je me suis pris une claque », confie-t-elle, encore sous le choc. Non, Ronin n’a pas été percuté par un véhicule. Quelqu’un lui a délibérément tiré dessus.
Une terrible découverte
La radio est formelle : plusieurs éclats de plomb sont logés dans le corps du félin, notamment dans son crâne. Il présente également une plaie à la poitrine et sa patte avant droite est sévèrement touchée. Les séquelles sont visibles, comme cette pupille étrangement dilatée qui ne réagit plus.
Le plus inquiétant reste sa patte. Ronin peine à se déplacer, et sa propriétaire vit avec une angoisse terrible : l’amputation. Une opération qui pourrait coûter près de 1 800 €, une somme colossale pour elle. Mais l’idée de l’euthanasie est inenvisageable. « S’il faut payer l’opération, je le ferai », affirme-t-elle avec détermination.
« Ils m’ont permis de me relever »
Pour Marlène, ses animaux sont bien plus que de simples compagnons. Ils sont sa famille, un soutien indéfectible qui l’a aidée à traverser l’épreuve d’un cancer quelques années plus tôt. « Lorsque je n’étais pas bien […], ils venaient directement se nicher dans mon cou. Ils ont été un véritable soutien ».
Cet acte de cruauté est d’autant plus insupportable qu’il vise un être qui lui a tant apporté. « Les accidents ça arrive. Mais là, on dirait qu’il a été visé, la personne savait très bien ce qu’elle faisait », lâche-t-elle, révoltée.
Un combat pour la justice
Décidée à ne pas laisser ce crime impuni, Marlène a déposé plainte à la gendarmerie. Mais son combat ne s’arrête pas là. Profondément choquée par cette violence, elle envisage désormais de créer une association pour défendre les droits des animaux en milieu rural.
Elle veut que l’histoire de Ronin serve d’électrochoc pour que de tels actes ne se reproduisent plus. Un combat pour lui, et pour tous les animaux sans défense, victimes de la cruauté humaine.