La scène se déroule en quelques secondes, sous un soleil d’été à Dijon. Jorgina, un adorable chaton de quatre mois, joue innocemment sur le muret du jardin familial. Soudain, une voiture s’arrête à sa hauteur. La portière s’ouvre, une passagère en sort, empoigne le petit animal et le véhicule démarre en trombe. Le tout, sous les yeux médusés de sa propriétaire.
Pour cette femme, le choc est total et l’impuissance, terrible. Voir son compagnon se faire enlever de la sorte est un véritable cauchemar. Un cauchemar d’autant plus insupportable qu’il a un goût de déjà-vu. Car aussi incroyable que cela puisse paraître, ce n’est pas la première fois que Jorgina disparaît en l’espace de quelques jours.
Un premier enlèvement par erreur
Quatre jours plus tôt, le petit félin avait déjà été kidnappé une première fois. Des passants, pensant qu’il était perdu et livré à lui-même, l’avaient emmené avec eux. Heureusement, sa propriétaire avait rapidement pu le localiser et le récupérer sain et sauf. Un grand soulagement, qu’elle pensait définitif.
Elle était loin d’imaginer que le sort allait s’acharner et que son chaton serait à nouveau la cible d’un enlèvement. Cet acte, commis en plein jour, ressemblait davantage à un vol délibéré qu’à une bonne intention maladroite, laissant la famille dans une profonde angoisse.
Une annonce en ligne mène au chaton
Dès le lendemain, la propriétaire dépose plainte. L’enquête est immédiatement prise au sérieux par la police, qui suspecte un vol « plus crapuleux ». Les enquêteurs pensent que le chaton, bien que n’étant pas de race, aurait pu être confondu avec un animal de grande valeur.
C’est en scrutant les annonces en ligne que les policiers ont eu une intuition. Un message parlait d’un chat errant retrouvé à Dijon, et la description correspondait étrangement à Jorgina. Ils ont alors contacté la personne et l’ont convoquée. Après vérification, le verdict est tombé : il s’agissait bien du chaton kidnappé. L’animal, qui n’était ni pucé ni tatoué, a enfin pu retrouver les bras de sa maîtresse, pour de bon cette fois-ci.