C’était une petite chatte de trois ans, douce et câline, qui avait enfin trouvé sa place dans son foyer. Mais pour Iris, le bonheur a tourné au drame. Il y a quinze jours, sa propriétaire l’a retrouvée inanimée, victime d’un empoisonnement au raticide confirmé par le vétérinaire. Un choc immense et le début d’une angoisse qui ne la quitte plus.
Dans ce quartier résidentiel de Montmartin-sur-Mer, dans la Manche, le silence est devenu pesant. La mort brutale d’Iris n’est pas un cas isolé. C’est le quatrième drame en quelques mois, après la disparition de deux autres chats et d’un chien dans des circonstances tout aussi troubles. Une série noire qui fait naître la plus terrible des craintes : un empoisonneur vivrait-il parmi eux ?
Une série noire dans un périmètre restreint
L’horreur de la situation réside dans sa proximité. Tous les incidents se sont produits dans un « mouchoir de poche », comme le décrit la maîtresse d’Iris. Outre sa petite protégée, un chat appartenant à des voisins a connu le même sort. Un autre, qu’elle nourrissait après l’hospitalisation de sa maîtresse, a été retrouvé sans vie dans son propre jardin.
La psychose a atteint un nouveau sommet avec la mort d’un chien. Selon plusieurs témoignages, l’examen vétérinaire aurait là aussi confirmé un acte volontaire. L’évidence est douloureuse pour les habitants : la menace est proche, tapie au cœur de leur voisinage.
La peur s’installe chez les habitants
Face à ces drames répétés, la peur a gagné les esprits. Une publication sur les réseaux sociaux a libéré la parole, révélant une inquiétude partagée par de nombreux propriétaires d’animaux. « Des gens m’ont dit qu’ils faisaient attention maintenant, qu’ils avaient peur », confie la propriétaire d’Iris. Chacun surveille son compagnon, chaque sortie est une source de stress.
Pourtant, malgré la douleur et la colère, aucune plainte n’a été déposée. « On m’a dit que sans preuve, ça ne servait à rien », regrette-t-elle. En attendant, un appel à la prudence est lancé. Surveiller son animal et signaler tout comportement suspect sont les seuls remparts contre un nouveau drame. Pour la maîtresse d’Iris, le quotidien est devenu un supplice : « J’ai encore un autre chat… maintenant, j’ai peur dès qu’il ne rentre pas ».