En 1872, la jeune Alice Stone Blackwell, âgée de 14 ans, prend sa plume pour exprimer toute sa tendresse envers son chat adoré, nommé Toby. Elle écrit soigneusement quelques vers affectueux dans son carnet personnel, loin d’imaginer la tournure que vont prendre les événements au sein de sa propre maison.
Le 7 mars de cette même année, sa mère lui réserve une surprise pour le moins inattendue. En effet, comme le raconte Actualitté, ses parents ont pris la liberté de publier son poème en première page de leur hebdomadaire, le Woman’s Journal, après l’avoir retouché sans jamais lui demander son accord préalable.
La réaction de l’adolescente face à cette découverte impromptue ne se fait pas attendre. Submergée par un mélange de surprise et de frustration, Alice s’assoit brusquement sur le sol en poussant de grands cris, agacée de voir ses écrits intimes exposés à tous les lecteurs.
Un hommage poétique devenu une première publication
Le poème, intitulé tout simplement Pussy Cat, représentait pourtant un hommage émouvant envers son compagnon félin. À travers ses vers, la jeune fille décrivait avec beaucoup d’innocence et de sensibilité l’affection qu’elle portait à son animal. Malheureusement, la retouche de ses mots et le manque de consentement ont temporairement gâché ce moment marquant de sa vie littéraire.
Malgré la colère initiale, la jeune fille finit par contenir ses émotions pour faire bonne figure devant ses proches. Sans le savoir encore, ce poème signé de ses initiales allait constituer la toute première contribution publique de sa future carrière d’autrice et de militante.
Un amour indéfectible pour les félins tout au long de sa vie
Le cher Toby s’est éteint deux ans plus tard, en février 1874, laissant un grand vide dans le cœur de la jeune fille. Au fil des années, d’autres chats sont venus partager le foyer familial, apportant leur lot de bêtises, mais aussi une aide précieuse contre les rongeurs qui grignotaient les précieuses lettres de famille.
Devenue une journaliste respectée et une figure majeure du droit de vote des femmes aux États-Unis, Alice Stone Blackwell gardera toujours un attachement sincère pour les animaux. Cette anecdote d’enfance, conservée dans les archives de la Bibliothèque du Congrès, rappelle à quel point nos chats savent inspirer nos élans d’affection les plus sincères. Et vous, avez-vous déjà dédié un poème ou un dessin à votre compagnon à quatre pattes ?