Pour sa propriétaire Estelle, c’était un geste d’amour et de responsabilité. Déposer son chaton de six mois, Kékette, chez le vétérinaire pour une stérilisation devait lui assurer une vie longue et paisible. Une opération de routine, pensait-elle, avant de récupérer son petit compagnon pour le choyer durant sa convalescence.
Mais très vite, le rêve se transforme en un cauchemar éveillé. Kékette ne se remet pas. Au contraire, son état se dégrade de jour en jour, le plongeant dans une souffrance atroce. Impuissante, sa famille assiste à une agonie insoutenable, sans comprendre ce qui a pu déraper de manière aussi dramatique.
Une erreur médicale impensable
La vérité finit par éclater, aussi brutale qu’inconcevable. Dans le cabinet vétérinaire, situé au nord de Nantes, une faute lourde a été commise. Le personnel n’a pas vérifié le sexe du chaton avant de l’opérer. Kékette, un jeune mâle, a subi une intervention destinée à une femelle, une procédure invasive et totalement inadaptée qui a scellé son destin.
« Il hurlait à la mort »
Quelques jours après cette opération fatale, le petit corps de Kékette a lâché. Pour sa propriétaire, le souvenir de ses derniers instants est une blessure qui ne se referme pas. « Je n’avais jamais entendu un chat hurler à la mort », témoigne-t-elle, la voix encore brisée par l’émotion. Un cri de douleur qui hante encore sa mémoire et symbolise l’injustice de cette perte.
Aujourd’hui, quatre ans après le drame, Estelle Faria et sa famille demandent réparation devant la justice. Leur combat n’est pas seulement celui du deuil, mais aussi celui de la reconnaissance de cette erreur qui a coûté la vie à leur animal. Une manière de rendre hommage à Kékette et de s’assurer qu’une telle tragédie ne puisse plus jamais se reproduire.