Devant la cour d’appel de Douai, l’ambiance était particulièrement lourde ce mardi 29 septembre. Un quinquagénaire réclamait l’annulation de sa condamnation pour avoir causé la mort de sa propre chatte.
Les faits s’étaient déroulés au cours de l’été 2022 dans le département du Nord. L’homme résidait à cette époque chez sa mère, entouré d’une vingtaine de félins. Un rapport vétérinaire avait établi des lésions d’une extrême gravité sur l’un des animaux présentés.
Le premier tribunal l’avait reconnu coupable de cet acte. La justice lui avait infligé dix mois de prison avec sursis et une interdiction définitive de posséder un animal de compagnie.
Une ligne de défense qui suscite l’incompréhension
Le prévenu refuse d’admettre sa responsabilité malgré les constatations scientifiques présentées. Comme l’explique Ouest-France, l’homme a martelé lors de sa prise de parole : « Je veux récupérer mes chats. » Il cherche ainsi à faire lever l’interdiction judiciaire qui pèse sur lui.
Pour tenter d’expliquer la situation, le quinquagénaire accuse les forces de l’ordre d’avoir menti. Il remet aussi directement en question les conclusions de la clinique vétérinaire ayant pris en charge l’animal blessé. L’individu évoque également les examens psychiatriques réalisés après son hospitalisation sous contrainte pour justifier sa démarche.
Les associations de protection animale restent très vigilantes
Six associations spécialisées dans la protection des animaux se sont constituées parties civiles dans ce dossier. Leurs représentants entendent veiller au maintien ferme des sanctions prononcées en première instance.
L’avocat général a de son côté rappelé la clarté des conclusions médicales. Le vétérinaire n’a émis aucun doute sur l’origine des traumatismes subis par la chatte. La décision finale de la cour d’appel sera rendue le 9 novembre. Les défenseurs de la cause animale réussiront-ils à préserver définitivement ces félins de tout danger ?