À Chalais, une petite commune située en Charente, la décision de la mairie d’euthanasier un chat errant a suscité un véritable malaise au sein de l’équipe municipale. Une élue locale, très attachée à l’animal, a choisi de démissionner de ses fonctions.
Christelle Robineau s’occupait depuis longtemps de ce félin délaissé et prévoyait de lui offrir un foyer définitif, comme l’explique Ouest-France. Malheureusement, l’animal a été euthanasié à la suite d’un diagnostic médical réalisé lors d’une opération de contrôle sanitaire.
Cette issue a vivement marqué l’ancienne conseillère municipale, qui dénonce une absence de communication au sein des services municipaux.
Un protocole sanitaire appliqué à la lettre
Tout a commencé lors du lancement d’une campagne municipale de stérilisation destinée à limiter la prolifération des chats errants. L’élue avait profité de cette initiative pour amener le chat dont elle s’occupait, après avoir formulé son souhait clair de l’adopter.
Les services de la ville lui avaient assuré que cette démarche était envisageable. Mais quelques heures plus tard, la conseillère a appris que le félin avait été euthanasié car il était porteur du virus de l’immunodéficience féline (FIV).
Des visions opposées sur le bien-être animal
Le maire de la commune a justifié cette décision en rappelant que la réglementation locale interdit de nourrir les chats errants. Il a estimé qu’il était trop facile de faire prendre en charge les frais de stérilisation par la collectivité avant de réclamer l’animal.
De son côté, Christelle Robineau affirme qu’elle aurait assumé l’intégralité des frais de soins si la mairie l’avait prévenue de l’état de santé du chat. Désormais démissionnaire, elle regrette qu’aucune alternative n’ait été envisagée pour sauver l’animal.
Cette situation pose une question essentielle pour les collectivités : comment concilier le respect strict des règlements administratifs et la bienveillance envers les animaux domestiques ?