« J’étais à plat ventre sur le quai » : son chat s’échappe sous un train, une course contre-la-montre s’engage

En gare de Lyon, un voyage en train tourne au drame. Gina, une petite chatte, s'échappe et se réfugie sous le TGV. Son maître n'a que 20 minutes.

Un chat tigré apeuré se cache sous un train TGV à quai dans une gare parisienne, symbolisant le danger et la détresse de l'animal.

Crédits photos - Pour de nombreux propriétaires, un animal est bien plus qu’une simple marchandise, c’est un membre de la famille à part entière.

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C’est une scène que redoutent tous les propriétaires d’animaux qui voyagent. Un instant d’inattention, un sac qui s’ouvre, et la vie bascule en un drame insoutenable. Pour Olivier Benkemoun, ce cauchemar est devenu réalité sur un quai de la gare de Lyon, à Paris.

Sa petite chatte, Gina, a profité d’un moment d’inattention pour s’échapper de son sac de transport. Paniquée par la foule et le bruit, elle s’est réfugiée au seul endroit qui lui semblait sûr : sous l’imposant TGV qui s’apprêtait à partir. Pour son maître, une course contre-la-montre désespérée commençait.

« J’étais à plat ventre sur le quai », raconte-t-il, décrivant son impuissance face à la situation. Malgré l’intervention rapide d’une vingtaine de personnes, entre agents SNCF, pompiers et policiers, la situation semblait inextricable.

Un protocole au cœur du débat

Suite à un drame similaire en 2023, la SNCF avait mis en place un protocole spécifique. Surnommé « protocole Neko », il autorise un retard maximal de 20 minutes au départ d’un train pour permettre de récupérer un animal égaré sur les voies. Une avancée, mais qui s’est révélée tragiquement insuffisante pour Gina.

Malgré les trente minutes d’immobilisation des trains et les efforts conjoints, la petite chatte est restée introuvable. La décision a alors été prise de faire redémarrer le convoi à très faible allure, dans l’espoir de pouvoir poursuivre les recherches. Malheureusement, l’issue a été fatale pour Gina.

Pour son propriétaire, le protocole n’est « pas assez poussé ». Il estime que tout n’a pas été mis en œuvre pour sauver son animal et a décidé de porter plainte. Il espère que son geste permettra de faire évoluer les procédures pour éviter que d’autres familles ne vivent un tel drame.

« C’est un passager, pas une marchandise »

La détresse d’Olivier a trouvé un écho immédiat auprès des associations de défense des animaux. La Fondation 30 Millions d’Amis et la Fondation Brigitte Bardot ont annoncé leur soutien et leur intention d’explorer toutes les voies juridiques possibles pour faire évoluer la situation.

« Nous voulons attirer l’attention sur le fait que ce protocole n’est pas optimal, on peut l’améliorer », explique une porte-parole. Elle rappelle un point essentiel : le propriétaire d’un animal paie un billet pour son compagnon. « C’est un passager, pas une marchandise », martèle-t-elle.

Cette nouvelle tragédie relance douloureusement le débat sur la place de nos compagnons à quatre pattes dans l’espace public et la valeur que notre société accorde à leur vie.

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Anaïs Tarande
Anaïs Tarande

Anaïs est une amoureuse inconditionnelle des animaux, avec une passion particulière pour les chats. Elle combine son amour pour les félins avec ses compétences en rédaction pour apporter des informations utiles et des conseils précieux aux propriétaires de chats, tout en partageant ses propres expériences en tant que "humaine" de deux adorables chats.