À 15 ans, Grigri aspirait à une retraite paisible. Ses journées se résumaient à des siestes au soleil et à des promenades tranquilles près de chez lui, à Saint-Nazaire-d’Aude. Mais un jour, tout a basculé. Son propriétaire l’a retrouvé prostré, incapable de se lever, le regard éteint.
Transporté en urgence chez le vétérinaire, son état s’est brutalement dégradé. Le cœur de Grigri a lâché. Après une réanimation éprouvante, les examens ont révélé une vérité insoutenable, une cruauté qui dépasse l’entendement.
La radio a parlé pour lui, dévoilant un secret horrible. Ce n’était ni une maladie ni un accident. Le corps de Grigri était criblé de plombs, logés au pire endroit possible : sa colonne vertébrale.
Prisonnier de son propre corps
Des tirs. Voilà la cause de sa souffrance. Pour un chat, dont la vie est synonyme de liberté et d’agilité, une telle blessure est une condamnation. La colonne vertébrale est le centre de tout : courir, sauter, grimper, vivre.
Aujourd’hui, Grigri est prisonnier de son corps. Il mange et dort, mais sa mobilité est presque anéantie. Une opération serait bien trop risquée à son âge. Il ne pourra sans doute plus jamais explorer le jardin ou chasser une feuille au vent. Tout cela parce qu’un individu a décidé de viser un être sans défense.
Une violence qui sème la terreur
Le cas de Grigri n’est malheureusement pas isolé. Dans ce petit hameau, la peur s’est installée. Depuis plusieurs mois, une vague de violence inouïe s’abat sur les chats du secteur. Au moins deux ou trois autres félins ont été retrouvés sans vie, victimes des mêmes tirs.
Un autre a dû être amputé d’une patte. Un chat nommé Tigric a même été visé à deux reprises en quelques jours. Des plaintes ont été déposées, mais le mystère demeure. Combien d’animaux devront encore souffrir avant que cette série macabre ne prenne fin ? La communauté, révoltée, demande aujourd’hui que justice soit faite pour Grigri et toutes les autres victimes silencieuses.