Son quotidien était rythmé par les soins aux animaux les plus fragiles. Aujourd’hui, il est devenu un véritable cauchemar. Stéphanie Chevalier, présidente de l’association du Chat Libre Dijonnais, se retrouve au cœur d’une tempête médiatique et judiciaire d’une violence inouïe.
Tout bascule lorsque près d’une quarantaine de chats lui sont retirés à son domicile. Depuis, elle est la cible d’un harcèlement incessant, de menaces de mort et d’accusations graves. Face à cette vague de haine, elle livre un témoignage poignant pour défendre son engagement et ses protégés.
« J’ai découvert que les gens sont des monstres », confie-t-elle, épuisée. Elle qui pensait dédier sa vie à une cause juste se voit aujourd’hui traitée comme une criminelle.
Une descente aux enfers inattendue
L’affaire débute par une perquisition à son domicile. Les autorités la suspectent de détournement de fonds liés à son association. Stéphanie tombe des nues. Placée en garde à vue, elle vit un choc immense. Mais le pire est à venir : pendant son absence, une seconde procédure est lancée pour suspicion de maltraitance.
C’est là que la quasi-totalité de ses animaux sont saisis. Pour elle, c’est l’incompréhension totale. Elle affirme que cette garde à vue ne concernait que l’aspect financier et qu’elle n’a jamais été entendue pour des faits de maltraitance.
Des chats « esquintés » au cœur du drame
Pourquoi hébergeait-elle autant de chats ? Stéphanie l’admet, « ça faisait beaucoup ». Mais elle explique avoir gardé chez elle les cas les plus désespérés. « J’ai gardé les plus esquintés, les plus mal en point. Ceux qui n’étaient pas adoptables », se défend-t-elle. Des chats borgnes, amputés ou en insuffisance rénale qui, selon elle, nécessitaient une attention constante.
Elle pense que c’est leur apparence fragile qui a pu être interprétée à tort comme de la négligence. Quant aux conditions sanitaires, elle assure nettoyer les litières chaque jour, expliquant que les odeurs constatées étaient simplement dues à une nuit entière sans intervention.
Un combat pour récupérer ses protégés
Depuis des mois, Stéphanie se bat pour obtenir la restitution de ses animaux, placés dans divers refuges de la région. Elle l’assure : « Ces animaux ne manquaient de rien. Ils étaient traités correctement. Ils avaient des soins ». Une enquête est toujours en cours pour faire la lumière sur cette affaire complexe qui divise profondément les amoureux des animaux.
L’association continue de communiquer sur ses actions et de défendre sa présidente, comme en témoignent ses publications sur les réseaux sociaux.