Devant la célèbre porte noire du 10 Downing Street, l’agitation est palpable. Un nouveau Premier ministre vient de prendre ses fonctions, mais le véritable maître des lieux observe la scène avec un calme olympien. Il s’agit de Larry, un chat tigré et blanc qui, depuis plus d’une décennie, est le véritable pilier de la résidence.
Pour ce félin devenu une icône britannique, l’arrivée d’Andy Burnham n’est qu’un chapitre de plus dans une longue histoire. C’est en effet le septième chef de gouvernement qu’il voit défiler. Tandis que les humains s’inquiètent des changements politiques, Larry, lui, reste le symbole immuable d’une continuité rassurante.
Un témoin privilégié de l’histoire
Arrivé en 2011, Larry a été adopté d’un refuge de Battersea avec une mission bien précise : chasser les souris. Son titre officiel de « Chef Souricier du Cabinet » est inscrit sur le site du gouvernement. Mais son rôle a largement dépassé cette simple fonction. Il est devenu un confident silencieux, un inspecteur de sécurité amateur de siestes sur du mobilier d’époque.
Avant Andy Burnham, il a connu les mandats de David Cameron, Theresa May, Boris Johnson, ou encore le passage éclair de Liz Truss. À 19 ans, un âge respectable pour un chat, il a vu plus de secrets d’État et de moments de crise que la plupart des politiciens.
Le véritable chef a parlé
Larry n’est pas du genre à garder sa langue dans sa poche. Sur son compte X, suivi par près d’un million de personnes, il a commenté ce changement avec sa philosophie habituelle : « Les politiciens vont et viennent ; les chats restent. » Un message plein d’humour qui en dit long sur sa perception du pouvoir.
Il n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler au nouveau venu ses exigences. Le petit-déjeuner est à 9h, le brunch à 10h30, et le déjeuner à midi, sans oublier les nombreuses collations. « Le reste du travail, c’est du gâteau », a-t-il ajouté, confirmant avec malice qui était le véritable patron.
Une nouvelle cohabitation à venir
La présence de Larry a toujours pimenté la vie à Downing Street, comme lorsqu’il a dû cohabiter avec les autres chats de la famille de Keir Starmer. L’arrivée d’Andy Burnham soulève de nouvelles questions : la famille amènera-t-elle son chien à Londres ? Comment se passera cette nouvelle colocation ?
Une chose est sûre : quelles que soient les turbulences politiques à venir, Larry sera là pour les observer, probablement depuis son perchoir favori. Et il continuera de nous régaler avec ses anecdotes, rappelant à tous que le pouvoir est éphémère, mais qu’une bonne sieste est éternelle.