À Chalais, en Charente, une campagne municipale de stérilisation des chats errants a pris une tournure inattendue pour une élue locale. Christelle Robineau pensait simplement faire protéger le félin qu’elle s’apprêtait à adopter officiellement.
En confiant l’animal à l’agent communal le matin même, cette amoureuse des animaux était en confiance. Elle avait pris soin de signaler son intention d’effectuer rapidement les démarches légales pour en devenir la propriétaire.
Mais quelques heures plus tard, la nouvelle est tombée brutalement. Le félin capturé a été euthanasié à la suite d’un contrôle vétérinaire, sans que la future adoptante ne puisse intervenir.
Une procédure administrative stricte
La municipalité avait mis en place une vaste opération de contrôle de la population féline. Selon les règles sanitaires fixées, les animaux non identifiés et porteurs du FIV, le virus de l’immunodéficience féline, sont euthanasiés pour éviter les contaminations.
Charente Libre a recueilli le témoignage de l’ancienne conseillère municipale : « S’ils m’avaient posé la question, j’aurais assumé tous les soins. » Profondément affectée par cette décision irréversible, elle a immédiatement choisi de démissionner de ses fonctions au conseil municipal.
La municipalité rappelle le cadre légal
De son côté, le maire de la commune défend la démarche municipale en rappelant que la procédure a été respectée. L’animal n’était pas identifié par puce électronique, comme l’impose pourtant la réglementation pour les chats de plus de quatre mois.
L’élu souligne également que les règles relatives aux chats errants visent à protéger la communauté et à maîtriser la prolifération sur le territoire. Cette histoire met en lumière la difficulté d’articuler rigidité administrative et compassion envers les animaux.
Aujourd’hui, la démission de l’élue relance le débat local. Faut-il prévoir des exceptions lorsqu’un citoyen manifeste clairement sa volonté de prendre en charge un animal errant ?