C’est une histoire qui glace le sang et qui débute par un simple son dans le silence de la nuit. Pour Charline et Damien, installés dans un petit village de la Sarthe, l’angoisse est à son comble. Leur jeune chaton, Yoko, a disparu depuis plusieurs heures, et un terrible pressentiment les étreint.
Vers minuit et demi, alors que tout espoir semble perdu, Damien secoue une boîte de croquettes dans la rue. C’est alors qu’il perçoit un miaulement presque inaudible, une plainte étouffée venant du jardin voisin. N’écoutant que son instinct, il enjambe la clôture et suit ce son qui le mène à un amas de briques et de sacs de terreau.
La découverte est insoutenable. Sous la terre fraîchement retournée, il trouve une cage. Et à l’intérieur, piégé, terrorisé et luttant pour respirer, se trouve son petit Yoko. Le chaton venait d’être enterré vivant.
Un sauvetage contre la montre
Dans un état de choc, le couple alerte immédiatement la gendarmerie. Avec une énergie décuplée par la panique, Damien déterre la cage et libère son animal hurlant de douleur. La course contre la montre commence alors en direction d’une clinique vétérinaire d’urgence. Le diagnostic est effroyable : Yoko souffre de profondes blessures et ses voies respiratoires sont obstruées par la terre.
Grâce à l’intervention rapide des vétérinaires, le petit félin est un miraculé. Mais pour ses propriétaires, le soulagement se mêle à la colère et à l’incompréhension. Comment une telle cruauté est-elle possible ?
Une série de disparitions inquiétantes
Ce drame n’est malheureusement pas un acte isolé. Installée depuis un an et demi, la famille avait déjà perdu un premier chat, retrouvé couvert de terre chez ce même voisin avant de disparaître à nouveau. Un autre de leurs animaux était récemment rentré le pelage souillé de boue, éveillant de lourds soupçons.
Aujourd’hui, la peur a remplacé la quiétude qu’ils étaient venus chercher. Terrifiés pour la sécurité de leurs trois enfants, Charline et Damien ont décidé de déménager. Une plainte a été déposée et plusieurs associations, dont la Fondation Brigitte Bardot, se sont portées partie civile pour que justice soit faite pour Yoko et les autres victimes silencieuses de cette terrible affaire.