Pour Stéphane, l’inquiétude a laissé place à un véritable cauchemar. Son jeune chat, George, ne rentrait pas à la maison. Un comportement inhabituel qui a poussé son propriétaire à faire ce que tout maître équipé ferait : vérifier son traceur GPS. Le petit point sur la carte était fixe, un peu trop fixe.
Le cœur serré, il a suivi le signal qui l’a mené à quelques mètres d’une maison abandonnée à Romainville. Là, l’angoisse a atteint son paroxysme. Discrètement dissimulé, un sac en plastique. À l’intérieur, l’impensable. Son compagnon de deux ans gisait sans vie, son corps portant les marques d’une violence inouïe.
Une fin brutale et cruelle
L’horreur de la découverte a été confirmée par l’examen vétérinaire. Le rapport est glaçant : George a été abattu. Au moins quatre projectiles, probablement des billes de plomb, ont été retrouvés dans son corps. Deux d’entre eux étaient logés dans son crâne, ne lui laissant aucune chance.
Cette technologie, ce petit traceur censé apporter la tranquillité d’esprit, est devenue l’instrument d’une macabre révélation. Il n’a pas permis de sauver George, mais il a mis en lumière un acte de cruauté barbare et a empêché que le petit félin ne disparaisse sans laisser de traces.
La justice saisie pour George
Anéanti par la perte de son animal, Stéphane ne compte pas en rester là. Une plainte a immédiatement été déposée pour que le coupable soit retrouvé et réponde de ses actes. Face à la gravité des faits, plusieurs associations de protection animale ont annoncé leur intention de se constituer partie civile.
L’enquête devra déterminer les circonstances de ce drame qui a coûté la vie à un animal innocent. Dans le quartier, la tristesse se mêle à la colère. Plus personne ne veut laisser sortir son chat, hanté par l’idée qu’un individu armé puisse s’en prendre ainsi à des êtres sans défense.