Dans l’obscurité de la nuit à Hô Chi Minh-Ville, le vrombissement silencieux des scooters masque un manège bien sombre. Entre 23 heures et 4 heures du matin, des individus sillonnent les rues résidentielles calmes avec un objectif bien précis : dérober les chats de compagnie du voisinage.
Pendant des mois, ces disparitions répétées ont plongé les propriétaires d’animaux dans une profonde inquiétude. Mais une vaste enquête menée par les autorités locales vient de porter ses fruits.
Une opération policière d’envergure a permis l’arrestation de douze hommes suspectés d’être au cœur d’un gigantesque réseau de trafic d’animaux domestiques.
Un réseau criminel aux méthodes bien rodées
Les suspects opéraient en petits groupes très mobiles à travers les beaux quartiers. Équipés de pièges spécialement conçus, ils capturaient les félins directement dans la rue ou s’introduisaient à la dérobée dans les cours des habitations. Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont découvert du matériel lourd, incluant des balances, des cages et des machines à dépecer.
Au cours de leurs auditions, les douze membres du gang ont avoué avoir volé et revendu environ 2 700 chats de différentes races. Les animaux capturés étaient ensuite cédés à bas prix à des restaurants locaux pour moins de 2,40 euros le kilo, confirme 20 Minutes dans ses colonnes.
Encadrer le marché pour protéger les animaux
Au Vietnam, la consommation de viande de félin demeure légale mais fait l’objet d’un encadrement strict. Les commerçants et restaurateurs ont l’obligation légale de présenter des certificats d’origine garantissant la traçabilité des animaux.
Cependant, l’appât du gain alimente un marché clandestin alimenté par le vol d’animaux de foyer. Déjà ciblé par une intervention policière l’été dernier, ce même réseau poursuivait activement ses méfaits.
Alors que la sensibilité envers le bien-être animal progresse dans le pays, cette affaire rappelle l’urgence de renforcer les contrôles pour protéger durablement les chats de famille.