En pleine nuit, dans les ruelles résidentielles de Hô Chi Minh-Ville, des groupes de motards parcouraient les quartiers calmes à l’abri des regards. Leur objectif consistait à capturer discrètement les félins des habitants pendant leur sommeil.
Au total, douze individus ont été interpellés pour le vol de près de 2 700 animaux, une information relayée par 30 Millions d’Amis. Ces chats étaient directement destinés à fournir le commerce illégal de viande dans le sud du pays.
Cette opération policière importante met en lumière l’ampleur d’un trafic qui inquiète profondément les propriétaires d’animaux de compagnie. Les forces de l’ordre poursuivent leurs investigations pour démanteler l’ensemble des filières locales.
Un mode opératoire nocturne très organisé
Les suspects agissaient selon un rituel précis, principalement entre 23 heures et 4 heures du matin. Sillonnant la ville sur leurs deux-roues, ils opéraient par petites équipes très rapides pour repérer les animaux isolés.
Lors des perquisitions menées dans la métropole vietnamienne, la police a découvert des équipements spécialisés. Des pièges artisanaux, des balances professionnelles ainsi que des machines à dépecer ont été immédiatement saisis par les enquêteurs.
Ce réseau n’en était pas à son coup d’essai dans la région. Une précédente intervention menée pendant la période estivale avait déjà permis de confisquer du matériel similaire et de secourir une cinquantaine de félins encore vivants.
Des retrouvailles très difficiles pour les familles
Malgré les nombreuses arrestations effectuées par les autorités, le destin des félins capturés demeure particulièrement incertain. La restitution des animaux sauvés aux propriétaires légitimes s’avère extrêmement complexe sur le terrain.
Sur l’ensemble des félins saisis lors des opérations récentes, seule une quarantaine d’entre eux a pu regagner son foyer. L’absence de puces électroniques ou de colliers d’identification rend les démarches de recherche très ardues pour les familles.
Ces animaux volés sont habituellement cédés à des restaurants pour moins de trois euros le kilo. Face à cette menace constante, les associations recommandent aux habitants d’exercer une vigilance accrue et de garder leurs compagnons à l’intérieur la nuit.