C’est un son familier : celui du scooter qui s’arrête, du cliquetis de la boîte aux lettres. Mais pour de nombreux facteurs, cette routine cache une anxiété bien réelle. Derrière le portail, une rencontre peut transformer une journée de travail ordinaire en un véritable traumatisme.
Depuis le début de l’année, ce scénario s’est déjà produit 12 fois en Loire-Atlantique. Douze agents, en pleine mission de service public, ont été mordus par des chiens. Un chiffre alarmant qui pousse aujourd’hui La Poste à tirer la sonnette d’alarme.
Un risque quotidien devenu accident de travail majeur
Loin d’être des cas isolés, ces incidents sont un véritable fléau national. Chaque semaine en Pays de la Loire, un facteur est victime d’une agression canine. À l’échelle de la France, ce sont près de 2 000 morsures qui sont recensées chaque année, faisant de ce risque une cause majeure d’accident du travail pour la profession.
Cette situation a des conséquences lourdes, tant physiques que psychologiques, pour les agents qui arpentent nos rues chaque jour pour nous apporter nos colis et nos courriers. Face à cette recrudescence, des actions de sensibilisation sont menées auprès des professionnels pour leur apprendre à anticiper et gérer ces situations délicates.
Protéger son facteur : des gestes simples qui changent tout
La solution réside pourtant souvent dans des gestes de bon sens, que La Poste rappelle à tous les propriétaires de chiens. Penser à bien fermer son portail ou à attacher son compagnon à quatre pattes le temps du passage du facteur est la première des précautions.
Il est aussi crucial de s’assurer que la boîte aux lettres et la sonnette soient accessibles sans que l’agent n’ait à pénétrer dans la propriété. Et si vous attendez un colis ou un recommandé, isoler votre chien dans une autre pièce avant d’ouvrir la porte peut éviter un drame. Car en cas de morsure, la responsabilité pénale du propriétaire peut être engagée. Un peu de vigilance permet d’assurer la sécurité de tous et de préserver la sérénité de nos fidèles compagnons.