En 2020, Maria Avila, une femme de ménage travaillant dans une vaste résidence californienne, sort simplement accomplir ses tâches quotidiennes en jetant les poubelles. En l’espace de quelques secondes, son quotidien bascule brutalement lorsqu’elle est attaquée par un molosse de 90 kilos nommé Hadès.
Gravement mordue au visage, au bras et à la main, l’employée subit des blessures physiques profondes. Au-delà des cicatrices permanentes, l’incident lui cause un stress post-traumatique sévère qui l’empêche définitivement de reprendre son activité professionnelle.
L’affaire avait suscité une vive émotion en raison des circonstances entourant l’attaque. L’employée, ne parlant qu’espagnol, n’avait pas pu être avertie de la présence du canidé imposant avant d’accéder au jardin de la propriété.
Poursuivi pour négligence devant les tribunaux américains, le propriétaire du canidé avait initialement été condamné par un jury à verser 12,9 millions de dollars de dommages et intérêts. Une indemnisation importante destinée à assurer l’avenir financier de la victime, mais dont la concrétisation s’avère bien plus complexe que prévu.
Un montant révisé à la baisse par le magistrat
Récemment, le juge chargé du dossier est revenu sur le verdict initial en qualifiant la somme accordée par le jury d’excessive. Comme le raconte Le Tribunal du Net, le magistrat a proposé de ramener l’indemnité à 9,5 millions de dollars, plaçant la victime face à un dilemme déterminant pour la suite de la procédure.
L’ancienne employée disposait en effet de deux options : accepter cette somme diminuée de plus de trois millions de dollars, ou repartir pour un nouveau procès éprouvant devant un jury, sans aucune certitude sur le résultat final. Privilégiant la fin de l’incertitude juridique, elle a consenti à signer l’accord révisé.
Les négociations engagées par ses avocats pour obtenir un compromis intermédiaire n’ont pas permis de faire fléchir le juge. La décision de renoncer à une partie des indemnités est ainsi apparue comme la seule issue raisonnable pour éviter des mois de litige supplémentaires.
Le défi crucial du versement des indemnités
Si la réévaluation fixe désormais un cadre définitif à la condamnation, elle ne règle pas la question de l’exécution du paiement. En effet, les représentants légaux de la plaignante déploraient il y a quelques mois l’absence de tout début de règlement concernant la décision judiciaire.
Ce drame souligne avec force les obligations légales et la responsabilité qui incombent aux maîtres de chiens puissants face à la sécurité des tiers. Pour la victime, l’enjeu se résume désormais à obtenir le versement effectif des fonds validés par la justice afin de reconstruire sa vie.