Battu et filmé, le chien Opape attend justice : la décision qui pourrait tout changer

Son histoire a ému la France. Opape, chien victime d'actes de cruauté, attend la décision de justice. Mais la sanction demandée scandalise les associations.

Un chien au regard triste et implorant, symbolisant les victimes de maltraitance animale qui attendent que justice soit faite pour eux.

Crédits photos - Le regard d’Opape est devenu le symbole de la lutte contre la cruauté animale.

17:06

Son histoire a brisé des milliers de cœurs. Opape, ce chien dont la souffrance a été exposée dans une vidéo devenue virale, est aujourd’hui au centre d’une bataille judiciaire. Son sort, et celui de tant d’autres, se joue désormais devant un tribunal.

Le procès très attendu s’est tenu récemment, ravivant l’émotion et l’indignation. Pour les associations de protection animale, mobilisées depuis le premier jour, l’enjeu est immense. Elles espèrent une décision forte, un signal clair que la cruauté envers les animaux ne sera plus tolérée.

Le verdict final sera rendu le 27 mars. D’ici là, l’inquiétude et l’incompréhension dominent, car la sanction demandée par le procureur a provoqué une véritable onde de choc.

Un procès marqué par l’indignation

Le jour de l’audience, une chaise est restée vide : celle de l’accusée. Cette femme de 23 ans ne s’est pas présentée pour répondre des faits qui lui sont reprochés. En face, les bancs étaient pourtant bien remplis. Des dizaines de bénévoles et de sympathisants étaient venus pour être la voix d’Opape.

Quatre associations, locales et nationales, se sont unies pour que justice soit faite. Pour elles, ce procès n’est pas seulement celui d’un chien, mais le symbole d’un combat plus large pour la reconnaissance de la souffrance animale.

Une sanction jugée « décevante »

La déception a été immense à l’annonce de la peine requise. Le procureur a demandé une amende de 50 000 cfp. Une somme qui paraît dérisoire face aux frais vétérinaires engagés pour soigner Opape, qui s’élèvent à plus de 78 000 cfp.

« On est déçu », confie une membre d’association. Pour les avocats de la défense animale, il ne s’agit pas d’une simple maltraitance, mais d’un acte de cruauté. « Quand vous prenez un morceau de bois et que vous tapez violemment sur un chien qui hurle à chaque coup, c’est un délit de sévices graves », a plaidé l’un d’eux, soulignant la violence extrême des faits.

Le combat continue pour un autre animal

Cette affaire a éclaté suite à la diffusion d’images insoutenables sur les réseaux sociaux. Si Opape a pu être retiré et confié à son propriétaire légal, une autre inquiétude demeure. L’accusée posséderait toujours une autre chienne à son domicile.

Malgré les signalements répétés, les associations affirment être sans réponse quant au sort de ce second animal. Elles réclament une réaction plus ferme des autorités et une véritable prise de conscience collective. La décision du 27 mars est donc attendue comme un possible tournant pour la cause animale en Polynésie.

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Alexandre Gauneau
Alexandre Gauneau

Alexandre est un passionné incontesté du monde animal. Originaire de la région de Bordeaux, sa fascination pour tous types d'animaux a été évidente dès son enfance. Cette passion l'a conduit à poursuivre une carrière dédiée à la compréhension, à la protection et à la sensibilisation sur le règne animal. En tant que contributeur principal à Histoires d'Animaux, Alexandre partage régulièrement ses connaissances sur une variété de sujets liés au monde animal.