Ses yeux curieux et sa queue qui frétille timidement trahissent une incroyable douceur. Difficile d’imaginer la violence du drame que Willow, une jeune lévrier whippet, a vécu il y a quelques jours. Sur son corps, les plaies sont encore bien visibles, témoins d’une agression qui a laissé sa maîtresse, Marie-Pierre, profondément choquée.
Dans leur petite maison près de Rouen, l’ambiance est au rétablissement. Chaque jour, Willow reprend un peu de force, mais le traumatisme reste. « On a eu si peur, je pense qu’on a toutes les deux été très choquées », confie sa propriétaire, la voix encore tremblante. Pour elles, ce qui devait être une simple promenade matinale s’est transformé en un véritable cauchemar.
Tout s’est passé en quelques secondes, dans leur rue habituellement si calme. Marie-Pierre et Willow, tenue en laisse, rentraient chez elles quand un autre chien, un molosse puissant, a surgi. L’animal, qui tirait violemment sur sa laisse, s’est jeté sur la petite Willow avant que quiconque ne puisse réagir.
Une attaque d’une violence inouïe
Le souvenir de l’attaque est encore flou pour Marie-Pierre, tant le choc fut immense. « Je l’ai vu courir sur ma chienne et lui attraper la patte avant », raconte-t-elle. Dans un réflexe désespéré, elle a réussi à le faire lâcher prise pour serrer Willow dans ses bras, mais l’assaillant est revenu à la charge, la mordant cette fois près de la hanche. Le sang, les cris, l’intervention des voisins… des scènes qu’elle ne pourra jamais oublier.
Transportée en urgence chez le vétérinaire, Willow a été soignée pour de sérieuses blessures. Heureusement, ses jours ne sont pas en danger, mais le chemin vers une guérison complète, tant physique que psychologique, sera long. Les frais vétérinaires, s’élevant à près de 700 euros, ajoutent un poids financier à la détresse émotionnelle.
Un appel poignant à la responsabilité
Aujourd’hui, Marie-Pierre ne cherche pas la vengeance, mais la prévention. Elle a porté plainte, non pas pour accabler une race ou un propriétaire en particulier, mais pour lancer un cri d’alarme. « C’est irresponsable de prendre un chien de ce type et de ne pas lui mettre de muselière si on ne le maîtrise pas », dénonce-t-elle avec force.
Son message est un appel à la conscience de tous les propriétaires de chiens. Elle espère que son témoignage servira à éviter qu’un autre animal, ou pire, un enfant, ne subisse une telle agression. Pour Willow, et pour tous les autres, la prudence et la responsabilité ne sont pas des options.