C’est une scène qui brise le cœur et révolte. Au bord d’une rivière près d’Alès, dans le Gard, un simple carton en carton a été laissé à son triste sort. À l’intérieur, non pas des objets, mais dix petites vies fragiles, des chiots d’à peine deux mois qui auraient pu connaître une fin tragique.
Lundi 13 juillet, un homme contacte l’association nîmoise « Toutous et Minous ». Il affirme avoir fait une découverte bouleversante : une portée de croisés malinois, entassés dans cette boîte. Immédiatement, les bénévoles se mobilisent pour sauver ces âmes innocentes, dont le seul tort est d’être nées.
Une découverte qui cache une triste réalité
Pris en charge par l’association et la SPA, les petits rescapés se sont révélés être en bonne santé, un véritable miracle au vu des circonstances. Après une visite vétérinaire de contrôle, ces boules de poils pleines d’énergie ont été placées dans des familles d’accueil chaleureuses. Elles y attendent de pouvoir être proposées à l’adoption, probablement au début du mois d’août.
Cependant, l’histoire racontée par l’homme qui les a trouvés laisse un goût amer à Gloria Feron, la présidente de « Toutous et Minous ». Une coïncidence la trouble particulièrement. « Est-ce qu’ils étaient vraiment à ce monsieur ? Peut-être que oui parce qu’il avait une malinoise, comme par hasard », s’interroge-t-elle.
Un cri du cœur face aux abandons
Le doute s’installe d’autant plus que l’homme a d’abord parlé de dix chiots, avant de n’en ramener que neuf. Le dixième serait mort, selon ses dires. Une version invérifiable qui ajoute de la peine à la colère. Pour la présidente, ce sauvetage met en lumière un fléau qui ne cesse de s’aggraver.
Épuisée mais combative, elle lance un cri du cœur : « C’est devenu la mode d’abandonner son chien ? On ne sait plus quoi en faire tellement qu’il y en a. Arrêtez de prendre des animaux si vous ne pouvez pas vous en occuper ! ». Son association, qui ne vit que de dons, doit faire face à 35 000 euros de frais vétérinaires chaque année. Une charge immense qui repose sur la générosité et un appel désespéré à la responsabilité de chacun.