La gendarmerie de Charente-Maritime a pris la décision d’annuler définitivement l’euthanasie du chien Hermès. Le berger belge malinois âgé de six ans et demi est désormais tiré d’affaire.
La tension est redescendue d’un cran pour les nombreux défenseurs des animaux qui suivaient attentivement ce dossier. En l’espace de quelques jours seulement, une pétition en ligne avait rassemblé plus de 36 000 signatures pour réclamer sa grâce.
Face à cet élan de solidarité massif et à l’introduction d’un recours judiciaire, l’institution militaire a choisi de faire marche arrière. L’animal sera très prochainement réformé et cédé à une structure spécialisée dans la protection animale.
Un parcours hors du commun pour ce chien de travail
Sud Ouest précise que l’animal avait déjà été sauvé d’une fin tragique par le refuge de Royan en 2021. Victime de maltraitances chez un particulier en Gironde, il avait été repéré par les forces de l’ordre pour ses qualités physiques.
Formé au centre national d’instruction cynophile de Gramat, le malinois avait ensuite rejoint la brigade de Rochefort. Pendant plusieurs années, il a participé activement à des missions de recherche de produits stupéfiants et de protection du territoire.
Cependant, la situation s’est détériorée à la suite d’incidents graves survenus en service. Plusieurs attaques visant des militaires ont conduit la hiérarchie gendarmique à ordonner la mise à mort de l’animal pour des raisons de sécurité.
Un nouveau chapitre au refuge Les Amis des bêtes
L’association Les Amis des bêtes prépare aujourd’hui l’accueil d’Hermès dans ses installations charentaises. La présidente de la structure a exprimé son immense soulagement d’avoir été entendue par le commandement de la gendarmerie.
Les bénévoles et les professionnels du refuge étudient la solution d’hébergement la plus adaptée au profil particulier du canidé. L’objectif est d’offrir au chien un cadre sécurisé tout en garantissant la tranquillité de ses futurs gardiens.
Cette issue heureuse met en lumière le destin parfois complexe des chiens réformés de l’armée ou de la police nationale. Quel avenir faut-il réserver à ces animaux de travail à la fois dévoués et impressionnants ?