C’est une scène d’une rare violence qui a glacé le sang de milliers d’internautes. Dans un jardin paisible et ensoleillé d’Héricourt, un homme assène une dizaine de coups de bâton à des chiens, agglutinés contre une barrière. La séquence, filmée à la dérobée par des voisins horrifiés, n’a pas tardé à embraser les réseaux sociaux.
Face à la viralité des images et à la vague d’indignation, l’auteur des faits a fini par se rendre de lui-même au commissariat. Dépassé par les événements, cet homme de 46 ans a tenté de donner un sens à son geste, une explication qui peine à convaincre.
Une bagarre qui dégénère
Auditionné par les forces de l’ordre, il a expliqué être le propriétaire de deux chiens, un american staff et un chow-chow. Il avait également la garde de deux autres chow-chows appartenant à une connaissance. Selon sa version, ce sont ces deux derniers qui se seraient violemment battus, le laissant « un peu débordé ».
Pour mettre fin à l’altercation, il aurait alors saisi un gourdin. Il affirme également avoir été mordu durant la bagarre, sans que l’on sache si la morsure a précédé ou suivi les coups. Une justification qui ne passe pas pour beaucoup. « Ce n’est pas une raison pour taper dessus comme on a pu le voir », a réagi fermement le maire d’Héricourt, Gilles Lazar.
L’avenir d’un des chiens en suspens
La morsure, qu’elle soit un acte de défense ou d’agression, a déclenché une procédure obligatoire. L’un des chiens devra subir une évaluation comportementale complète chez un vétérinaire. Cette série de visites déterminera son niveau de dangerosité.
Le verdict est lourd de conséquences. Si le professionnel estime que l’animal représente un « danger grave et immédiat », le Code rural est implacable et peut mener jusqu’à l’euthanasie. Une affaire suivie de très près par la municipalité, qui a récemment nommé une adjointe déléguée au bien-être animal, signe que la cause animale est prise très au sérieux dans la commune.