À Coaraze, un village des Alpes-Maritimes situé près de Nice, une intervention secouriste a permis d’éviter le pire. Dans un logement fermé, quatre chiens et une vingtaine de chats survivaient dans un état de dénutrition alarmant.
L’alerte a été déclenchée par une personne de l’entourage de la propriétaire. Troublée par des photos saisissantes reçues directement, cette proche a prévenu sans attendre les secours et les associations de protection animale.
À leur arrival dans cette habitation aux conditions sanitaires dégradées, les bénévoles ont découvert des animaux totalement exténués. L’urgence absolue était de leur prodiguer les premiers soins de survie.
Des semaines de privation et d’isolement total
La personne responsable du logement ne se présentait que très rarement sur les lieux. La résidente laissait régulièrement ses compagnons sans eau ni nourriture durant dix à quinze jours consécutifs.
Privés de toute attention, ces êtres vulnérables souffraient d’un amaigrissement extrême. Les intervenants ont qualifié les chats et les chiens de vrais squelettes vivants, une information relayée par La Voix du Nord.
Une mobilisation associative et des poursuites judiciaires
Face à ce drame, trois associations de protection animale ont rapidement déposé plainte. Elles dénoncent une privation prolongée d’eau, de nourriture et de soins élémentaires pour ces bêtes délaissées.
Les quatre chiens ont rapidement été mis en sécurité par les services municipaux. Moins de la moitié des chats ont pu être récupérés à ce stade, mais les opérations de sauvetage se poursuivent dans le logement.
Le maire de la commune de Coaraze a transmis un rapport détaillé aux services de la gendarmerie. En France, la loi sévit lourdement contre la maltraitance animale, prévoyant jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Le numéro national gratuit 36 77 permet désormais à chacun de signaler ces situations critiques de détresse.
Pensez-vous que les signalements par le voisinage devaient être simplifiés pour éviter de tels drames ?