Drame d'Elisa Pilarski : comment l’ADN a révélé la terrible vérité sur la mort de la jeune femme

Une femme retrouvée sans vie, son chien à ses côtés. Tous accusaient une meute de chasse, mais l'ADN a révélé une vérité bien plus terrible et proche.

Un sentier forestier brumeux et silencieux, évoquant le lieu du drame d'Elisa Pilarski et de son chien Curtis.

Crédits photos - La science a permis de lever le voile sur une tragédie insoutenable.

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C’est une histoire qui a glacé le sang de tous les amoureux des animaux. En novembre 2019, Elisa Pilarski, une jeune femme enceinte, est retrouvée sans vie dans la forêt de Retz. À ses côtés, Curtis, le chien de son compagnon qu’elle promenait. Le drame est total, et une question brûle toutes les lèvres : que s’est-il passé ?

Rapidement, tous les regards se tournent vers une meute de chiens de chasse à courre présente dans la forêt ce jour-là. Pour beaucoup, la culpabilité de ces animaux ne fait aucun doute. L’affaire prend une ampleur nationale, déchaînant les passions et pointant du doigt la vénerie.

Pourtant, l’enquête scientifique va peu à peu dessiner une réalité bien plus complexe et tragique. Une vérité que personne n’aurait pu imaginer, cachée au cœur même de la relation entre la jeune femme et son propre chien.

La science révèle une vérité glaçante

Pour faire la lumière sur ce drame, les enquêteurs ont fait appel à la science la plus pointue. Des tests ADN ont été réalisés sur tous les chiens présents sur les lieux, soit près de 70 animaux. Les prélèvements effectués sur les terribles blessures d’Elisa ont été méticuleusement comparés.

Les résultats sont tombés, sans appel et unanimes. Aucune trace génétique appartenant aux chiens de la meute de chasse n’a été retrouvée sur la victime. En revanche, un seul et unique ADN a été identifié : celui de Curtis, l’American Pitbull Terrier du couple.

Un seul chien à l’origine du drame

En complément des analyses ADN, une expertise vétérinaire a été menée. Deux experts mandatés par la justice ont comparé les mâchoires de tous les chiens avec les traces de morsures. Leurs conclusions ont confirmé la piste génétique : un seul animal était responsable.

Le rapport est formel : les morsures sont compatibles uniquement avec la mâchoire de Curtis. Les experts ont également mis en lumière un dressage au « mordant », une pratique interdite et dangereuse pour ce type de chien. Ce dressage « contre nature » aurait transformé le compagnon en une menace incontrôlable, incapable de maîtriser sa morsure, même sur un être familier.

Une tragédie qui a brisé des vies

Cette conclusion scientifique a mis fin à des mois de calomnie pour l’équipage de chasse, injustement accusé. Le propriétaire du chien, Christophe Ellul, est aujourd’hui poursuivi pour homicide involontaire. Le procès doit déterminer les responsabilités dans cette affaire qui rappelle douloureusement qu’un animal, même aimé, peut être rendu dangereux par un dressage inadapté.

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Alexandre Gauneau
Alexandre Gauneau

Alexandre est un passionné incontesté du monde animal. Originaire de la région de Bordeaux, sa fascination pour tous types d'animaux a été évidente dès son enfance. Cette passion l'a conduit à poursuivre une carrière dédiée à la compréhension, à la protection et à la sensibilisation sur le règne animal. En tant que contributeur principal à Histoires d'Animaux, Alexandre partage régulièrement ses connaissances sur une variété de sujets liés au monde animal.