À Dunkerque, dans le département du Nord, une soirée entre voisins a tragiquement basculé. Une habitante de 52 ans s’était rendue chez son voisin de palier. Elle était venue accompagnée de Bandit, son petit croisé bichon-yorkshire âgé de quatre ans.
Au cours de la soirée, une querelle au sujet d’une poignée de tabac a éclaté. L’homme s’est alors emparé brutalement du petit animal. Il a ensuite tenu le chien au-dessus du vide, depuis la fenêtre de son appartement situé au cinquième étage.
Le petit chien a chuté de toute la hauteur de l’immeuble. Lorsque sa maîtresse a tenté de s’interposer, l’homme l’a frappée au visage à plusieurs reprises. Cet acte violent a suscité une vive indignation locale.
Une agression d’une grande cruauté envers l’animal et sa maîtresse
Pendant ses auditions, le prévenu a affirmé qu’il souhaitait seulement effrayer sa voisine. Il a prétendu que le chien lui avait glissé accidentellement des mains. Cependant, l’examen vétérinaire a révélé la violence extrême du choc. Bandit souffrait de multiples fractures à la colonne vertébrale et aux membres postérieurs.
Face à l’ampleur irréversible des blessures, les soignants ont dû euthanasier l’animal le lendemain. La propriétaire présentait pour sa part un visage tuméfié et une plaie nécessitant des points de suture. Une incapacité totale de travail de deux jours lui a été attribuée, confirme Actu.fr dans ses colonnes.
Une prison ferme et une interdiction définitive de détenir un animal
Le tribunal correctionnel de Dunkerque a rendu un jugement très clair. L’agresseur a été condamné à douze mois de prison, dont six mois assortis d’un sursis probatoire. Le maintien en détention a été ordonné immédiatement pour la peine ferme.
Le tribunal a également prononcé une interdiction à vie de détenir un animal de compagnie. L’association Stéphane Lamart, partie civile dans cette affaire, a salué cette peine. Elle souligne que la justice a reconnu les souffrances propres endurées par le chien avant sa mort.