Pour cette famille de l’Ain, l’espoir s’est brutalement transformé en un véritable cauchemar. Alors qu’ils cherchaient désespérément leur chienne Bulma, ils ont fait une découverte qui les a anéantis. Le corps de leur fidèle American Bully gisait sans vie dans un bois, à deux kilomètres de chez eux.
La scène est insoutenable pour ses propriétaires. « On est passé de l’espoir à ‘elle est morte’ ! », confie le maître de la chienne, encore sous le choc. La vision de leur animal de compagnie les hante : « Elle avait la gueule pleine de sang, elle avait la gueule éclatée ».
Qui a pu commettre un acte d’une telle violence ? L’enquête des gendarmes a rapidement permis de lever le voile sur ce drame. Le coupable était bien plus proche que la famille ne l’aurait jamais imaginé.
Un voisin avoue l’impensable
Convoqué par les forces de l’ordre, un voisin a fini par craquer et avouer les faits. Il a reconnu avoir abattu Bulma avec son fusil de chasse. Pour justifier son geste, il a affirmé que la chienne représentait une menace pour ses propres animaux.
Une explication qui ne convainc absolument pas la famille de Bulma, anéantie par le chagrin et la colère. Pour eux, il ne s’agit pas d’un accident ou d’un acte de défense, mais d’un meurtre de sang-froid.
« Ce qu’il a fait, c’est un crime »
La famille endeuillée réclame désormais que justice soit faite. « On espère qu’il fasse de la prison. Ce qu’il a fait, c’est un crime », martèle-t-elle. Selon eux, l’acte était totalement délibéré : « C’était prémédité, ce n’était pas juste pour repousser un chien, c’était vraiment pour tuer un chien ».
Leur appel pourrait être entendu. Depuis une loi de 2015, les animaux de compagnie sont reconnus comme des « êtres vivants doués de sensibilité ». L’auteur des faits, poursuivi pour « actes de cruauté envers un animal domestique », risque jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Le procès est attendu pour mars 2027.