Le quotidien de Corinne a basculé en un instant, dans la violence et la peur. Alors qu’elle se trouvait dans son quartier du Pays basque, une scène d’une brutalité inouïe s’est produite. Le rottweiler de sa voisine, sans laisse ni muselière, lui a foncé dessus. « Elle est arrivée en courant sur moi, elle m’a attrapée au ventre », raconte-t-elle, la voix encore tremblante.
Le cauchemar ne s’est pas arrêté là. La prise de l’animal était puissante, implacable. « On voit encore les quatre crocs bien insérés… Surtout, elle ne m’a pas lâchée et secouait la tête. » Un témoignage glaçant qui révèle la terreur de ces quelques secondes qui ont paru une éternité. Transportée aux urgences, Corinne en garde des blessures physiques, mais aussi une cicatrice psychologique profonde. Elle vit désormais dans l’angoisse et ne sort plus sans son mari et une canne de défense.
Un danger qui planait sur le quartier
Cette attaque, aussi terrible soit-elle, n’était malheureusement pas une surprise totale pour le voisinage. Après avoir déposé plainte, Corinne a découvert qu’elle n’était pas la seule à craindre ce chien. Plusieurs riverains ont partagé des témoignages inquiétants, faisant état d’incidents passés. Des récits de charges envers des promeneurs ou même des enfants, toujours avec cette même chienne circulant sans aucune des protections requises par la loi. Une angoisse latente régnait dans le quartier, attendant la prochaine étincelle.
La loi est pourtant claire
Le rottweiler appartient à la catégorie 2 des chiens dits « de défense ». La réglementation est formelle : dans l’espace public, ces animaux doivent impérativement être tenus en laisse et porter une muselière. Le non-respect de ces règles de sécurité expose le propriétaire à une amende pouvant atteindre 450 euros. Une sanction qui semble bien dérisoire face aux conséquences dramatiques d’une attaque. Pour Corinne, aujourd’hui « terrorisée », l’espoir est que des mesures soient enfin prises pour que personne d’autre n’ait à vivre le même calvaire.