Imaginez devoir déménager à l’autre bout de la France, le camion rempli à ras bord, sans aucune place pour votre plus fidèle compagnon. C’est le déchirement qu’a vécu une famille quittant Toulon pour la Bretagne. La solution ? Un simple appel téléphonique à une femme qu’ils ne connaissaient pas, à plus de mille kilomètres de là.
Sans hésiter, Alexandra Hamonet a démarré sa voiture. Destination : le Var. Une mission exceptionnelle de 1 200 kilomètres pour aller chercher un chien et le ramener sain et sauf à ses maîtres. Un trajet qui en dit long sur la passion qui anime cette femme au parcours singulier.
Cette aventure n’est pas un cas isolé, mais le reflet de sa nouvelle vie. Alexandra a fondé Animal Express, un service de taxi animalier basé dans le Pays de Brest qui change la vie de nombreux propriétaires d’animaux.
De l’ambulance humaine au taxi animalier
Avant de transporter des boules de poils, Alexandra était ambulancière. Un métier au service des autres qu’elle a transposé dans le monde animal. Après avoir suivi son mari, marin d’État, du Var au Finistère, elle a décidé de donner un nouveau sens à sa carrière. « J’adore conduire et m’occuper d’animaux », confie-t-elle avec un sourire.
Ce changement de vie est né d’une double passion. Elle a donc passé les formations nécessaires pour le transport d’animaux vivants et a aménagé son véhicule pour garantir un maximum de sécurité et de confort. Rampes pour les gros chiens, cages de transport adaptées, trousse de premiers secours… Rien n’est laissé au hasard.
Une mission de cœur au service des animaux
Aujourd’hui, au volant de sa Kia, Alexandra est devenue un ange gardien pour de nombreux compagnons à quatre pattes. Elle les conduit chez le vétérinaire, au toilettage ou les accompagne lors d’un déménagement. Chaque trajet, qu’il soit de quelques kilomètres autour de Guipavas ou de plusieurs centaines, est réalisé avec le même dévouement.
Forte de son expérience d’ambulancière, elle souhaite même aller plus loin. « J’aimerais développer la partie ambulance », explique-t-elle. Si elle ne peut pratiquer d’actes vétérinaires, elle peut prodiguer les premiers gestes qui sauvent, comme poser une compresse pour stopper un saignement en attendant la prise en charge par un professionnel. Une compétence précieuse qui rassure autant les maîtres que les vétérinaires.