« En riant et buvant de la bière » : ils pendent leur chien jugé « inutile » à la chasse

En Espagne, un jeune chien de chasse a été tué par ses propriétaires car jugé « inefficace ». Leur cruauté, observée par un témoin, a glacé le sang.

Un jeune chien de race podenco au regard triste, assis seul dans un paysage aride de l'Andalousie, en Espagne, près d'un olivier.

Crédits photos - Les podencos sont une race de chiens de chasse très répandue en Espagne.

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Son nom était Acollarado. C’était un jeune podenco d’un an et demi, une race de chien vive et affectueuse, souvent utilisée pour la chasse en Espagne. Mais pour ses propriétaires, sa vie n’avait de valeur que s’il était performant. Le jour où ils l’ont jugé « inefficace », ils ont décidé de son sort de la plus terrible des manières.

Dans la province de Malaga, sous le soleil d’Andalousie, une scène d’une cruauté indicible s’est déroulée. Acollarado a été emmené près d’un olivier, non pas pour une promenade, mais pour y vivre ses derniers instants. Ce drame, qui a profondément choqué la région, met en lumière une réalité glaçante.

Une agonie observée sans remords

Selon un témoin qui a immédiatement donné l’alerte, les deux chasseurs ont suspendu le pauvre animal à une branche. Loin de montrer le moindre regret, ils auraient assisté à son agonie en riant et en buvant de la bière. Une fois leur terrible acte accompli, ils ont jeté sa dépouille au fond d’un ravin, comme un simple déchet.

Alertée, la police environnementale s’est rendue sur place, mais il a fallu du temps pour retrouver le corps du chien. L’un des auteurs a été interpellé quelques heures plus tard, en état d’ivresse au volant. Son complice, identifié plus tard, a fini par reconnaître les faits.

Une condamnation face à la barbarie

Grâce à la mobilisation d’une douzaine d’associations de protection animale, dont le parti animaliste Pacma, les deux hommes ont été jugés. Le tribunal a finalement prononcé une peine de 12 mois de prison. En raison de l’absence d’antécédents, ils n’iront pas derrière les barreaux.

Cependant, une interdiction de chasser, d’obtenir un permis ou de posséder un animal pendant quatre ans a été prononcée. Ils devront également suivre une formation de sensibilisation au bien-être animal, une maigre consolation face à l’horreur de leur geste.

Une victoire au goût amer pour les défenseurs des animaux

Pour les associations, cette condamnation est une étape importante mais insuffisante. « Il est regrettable que le Code pénal soit si insuffisant », a déclaré la présidente de la Protectora de Malaga. Elle espère néanmoins que ce jugement servira d’exemple pour de futures affaires de maltraitance.

Cette histoire tragique nous rappelle que derrière chaque animal se trouve un être sensible. Elle interroge sur la responsabilité de l’humain et la nécessité de lois plus sévères pour protéger ceux qui n’ont pas de voix.

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Alexandre Gauneau
Alexandre Gauneau

Alexandre est un passionné incontesté du monde animal. Originaire de la région de Bordeaux, sa fascination pour tous types d'animaux a été évidente dès son enfance. Cette passion l'a conduit à poursuivre une carrière dédiée à la compréhension, à la protection et à la sensibilisation sur le règne animal. En tant que contributeur principal à Histoires d'Animaux, Alexandre partage régulièrement ses connaissances sur une variété de sujets liés au monde animal.