Hubert ne s’attendait pas à vivre un drame d’une telle soudaineté en rentrant du travail. Après une longue journée, ce trentenaire découvre sur son téléphone plusieurs appels manqués. Un message brutal envoyé par son cousin lui annonce la disparition brutale de son compagnon.
Le SMS ne laisse aucun doute sur la gravité des faits commis dans le logement. Nino, un American Staffordshire Terrier de 9 ans, a été poignardé au couteau sans la moindre retenue.
Hubert avait confié son animal à ce membre de sa famille le temps de retrouver un toit. Il lui rendait visite chaque semaine et réglait régulièrement l’intégralité des dépenses de nourriture.
Une agression gratuite motivée par un motif dérisoire
Au cours de la soirée, le suspect aurait agi sous une très forte emprise alcoolique. Il prétend que le chien se serait mis à aboyer brusquement dans l’appartement pour expliquer son geste.
Pourtant, le témoignage de sa compagne apporte un éclairage totalement différent sur l’atmosphère ambiante. Selon elle, le toutou dormait tranquillement sur le canapé avant que l’homme ne perde soudainement son contrôle.
Nino a désespérément cherché à fuir dans la cour pour échapper aux coups de couteau répétés. Pris en charge par la police puis emmené d’urgence en clinique vétérinaire, le chien succombera le lendemain à une grave hémorragie cérébrale, comme l’explique 30 Millions d’Amis.
Une peine avec sursis qui suscite de vives réactions
Présenté devant le tribunal correctionnel de Rouen en comparution immédiate, l’individu a reconnu la totalité des faits. Les juges l’ont condamné à une peine de 10 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans.
La sentence s’accompagne d’une obligation de soins médicaux et d’une interdiction définitive de posséder un animal. L’homme devra également indemniser le maître du chien ainsi que les associations constituées parties civiles.
Pour Hubert, cette décision de justice manque cruellement de fermeté face à la perte subie. Le jeune homme regrette que l’auteur des faits puisse ressortir libre du tribunal sans purger de prison ferme. Ce drame relance le débat sur la sévérité des sanctions pénales accordées aux auteurs de cruauté animale.
Le souvenir de Nino reste profondément ancré dans la mémoire d’Hubert, désormais confronté à une pénible absence. La protection des animaux de compagnie nécessite-t-elle une révision urgente du barème des peines ?