Dans un appartement de Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, des voisins s’inquiètent d’entendre des gémissements continus.
En poussant la porte du logement, les intervenants découvrent un jeune berger malinois prénommé Sultan, laissé à l’abandon complet.
Privé d’eau et de nourriture depuis trois semaines, l’animal a vécu un calvaire avant d’être secouru par une association.
Une détresse extrême oubliée derrière une porte close
À l’arrivée des équipes de protection animale, le constat médical est très lourd.
Le chien se trouve affalé sur le sol, dans un état d’affaiblissement extrême.
D’une maigreur absolue, le malheureux canidé s’était résigné à avaler du plastique pour tenter de calmer sa faim.
Pris en charge par les bénévoles de la Ligue protectrice des animaux, Sultan a reçu des soins attentifs.
Malgré l’effort des soignants, le pauvre chien a succombé quelques mois plus tard aux séquelles de sa dénutrition.
Une condamnation ferme pour le propriétaire
Pour expliquer l’abandon de son animal, le propriétaire a affirmé au tribunal avoir simplement perdu ses clés d’appartement.
Une justification inacceptable pour les acteurs de la protection animale mobilisés durant toute la procédure judiciaire.
Face à cet argument, la fondation spécialisée s’est indignée, comme le raconte Ouest-France : « Lorsqu’on perd ses clés, on appelle un serrurier, son assurance… On ne laisse pas un animal enfermé pendant trois semaines jusqu’à ce qu’il n’ait plus que la peau sur les os. »
Déjà jugé en son absence, l’individu avait formé opposition pour contester la peine prononcée à son encontre.
Le tribunal correctionnel a confirmé sa décision en lui infligeant sept mois de prison ferme.
Cette peine sévère marque la volonté de la justice de sanctionner durement les maltraitances sur les animaux de compagnie.