Une histoire poignante s’est achevée près d’Annecy. Lazare, un petit chien au grand âge de 30 ans, a fermé les yeux pour la dernière fois. Il était considéré comme le plus vieux chien du monde.
Il n’aura passé qu’un mois dans son nouveau foyer, mais ce fut un mois d’une douceur infinie. Un dernier cadeau de la vie, après une existence extraordinairement longue et une épreuve terrible qui a marqué sa fin de vie.
Adopté par Ophélie, une jeune femme au grand cœur, ce « petit bébé papi » a connu l’amour inconditionnel jusqu’à son dernier souffle. Une rencontre qui a changé leur vie à tous les deux.
Une rencontre qui a tout changé
Quand Ophélie s’est rendue au refuge d’Annecy-Marlioz, elle cherchait un compagnon pour sa mère. Mais son regard a croisé celui de Lazare, un épagneul nain papillon né en 1995. Fragile, sourd, aveugle et portant des couches, le petit chien avait un besoin immense de tendresse.
Ophélie a été touchée en plein cœur. « Je suis restée une demi-heure assise à côté de lui, puis j’ai dit : ‘Ecoutez, si personne ne veut le prendre, ça ne me dérange pas’ », a-t-elle confié. Elle est repartie avec lui, déterminée à lui offrir la plus belle des fins de vie.
La fidélité au-delà de la mort
Le passé de Lazare est aussi bouleversant que son grand âge. Avant d’arriver au refuge, il a passé la quasi-totalité de sa vie avec la même maîtresse. Une fidélité qui a pris une tournure dramatique.
Quand sa propriétaire est décédée, personne ne s’en est rendu compte immédiatement. Le petit chien a été retrouvé plusieurs jours plus tard, veillant sur le corps de celle qui avait été tout son monde. Un acte de loyauté ultime qui a ému tout le personnel du refuge.
« Il est parti rejoindre sa première maîtresse »
Chez Ophélie, Lazare a découvert la chaleur d’un foyer, en compagnie de deux chats. Malgré ses infirmités, sa personnalité était toujours aussi vive et attachante. Il dormait beaucoup, mais chaque moment d’éveil était un cadeau.
La veille de sa mort, sa nouvelle maman lui avait acheté un nouveau panier et un petit manteau pour le garder au chaud. Le lendemain, il s’est éteint paisiblement dans ses bras. « Finalement, le lendemain, il est parti rejoindre sa première maîtresse », raconte-t-elle avec une infinie tendresse. Une belle étoile de plus dans le ciel.