Les images ont heurté la sensibilité de milliers de personnes. En pleine célébration de l’Aïd Al-Adha, un youtubeur se met en scène, non pas avec un mouton, mais avec la carcasse d’un chien. Il la dépèce, la fait griller, et la présente à sa communauté comme son « sacrifice » pour la fête.
La publication a instantanément provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux. Face à la vague d’indignation et de colère, le jeune homme a rapidement retiré le contenu de sa chaîne, espérant peut-être calmer les esprits. Mais le mal était déjà fait, et l’affaire avait déjà pris une tout autre dimension.
Une indignation qui mène à la justice
Devant la gravité des faits, plusieurs organisations de la société civile, révoltées, ont décidé de ne pas en rester là. Elles ont déposé plainte, portant l’affaire devant les tribunaux pour que cet acte ne reste pas impuni. Le youtubeur a alors été interpellé par la police judiciaire afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette publication.
Dans une tentative de défense, il a publié une seconde vidéo, expliquant avoir trouvé l’animal déjà mort. Un argument qui n’a pas suffi à apaiser la colère du public ni à stopper la procédure judiciaire enclenchée contre lui. L’outrage était trop profond.
Un verdict sévère et exemplaire
Le tribunal de première instance de Témara a finalement rendu son jugement. Le youtubeur, connu sous le pseudonyme Ayoub Bn Nsns, a été reconnu coupable de plusieurs infractions graves : offense à la religion islamique, mise à mort et dépeçage d’un animal sans nécessité, ou encore publication de contenus portant atteinte à l’ordre public.
La sanction est tombée, et elle est lourde : huit mois de prison ferme et une amende de 20.000 dirhams. Un verdict qui vient clore ce triste épisode, envoyant un message clair sur les conséquences d’actes qui bafouent le respect du vivant et les valeurs de toute une société.