« Il n'est pas bon à la chasse » : ils pendent leur chien en riant et en buvant des bières

Parce qu'ils le jugeaient « inefficace », deux chasseurs en Espagne ont pendu leur chien Acollarado. Ils l'ont regardé agoniser en riant et buvant des bières.

Un chien de chasse de type podenco, au regard mélancolique, assis dans une zone rocheuse et aride typique de l'Espagne.

Crédits photos - Acollarado a été victime d’un acte de cruauté d’une rare violence.

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C’est une scène d’une cruauté insoutenable qui s’est déroulée en Espagne. Pour une raison aussi futile que glaçante, un chien de chasse nommé Acollarado a été condamné à mort par ceux qui étaient censés prendre soin de lui. Son seul tort : ne pas être à la hauteur de leurs attentes.

Ses propriétaires le jugeaient « pas assez efficace pour la chasse ». Pour ce motif effroyable, ils l’ont pendu à un arbre, le laissant se battre pour sa vie. L’horreur ne s’arrête pas là. Selon les témoins qui ont alerté la police, les deux hommes ont regardé Acollarado agoniser tout en buvant des bières et en riant.

Une fois le pauvre animal sans vie, ils ont jeté son corps dans un ravin, espérant sans doute que leur crime ne soit jamais découvert.

Une mobilisation pour obtenir justice

Dès la découverte du corps d’Acollarado, une vague d’indignation a secoué le pays. Le parti animaliste Pacma ainsi qu’une douzaine d’associations de protection animale se sont immédiatement mobilisés. En se portant partie civile, ils ont porté la voix de ce chien qui ne pouvait plus se défendre.

Leur demande était claire : une peine exemplaire pour un acte d’une barbarie inouïe. Ils réclamaient 18 mois de prison ferme et une interdiction de chasser pendant quatre longues années, afin que de tels actes ne se reproduisent plus.

Un verdict en demi-teinte

La justice a finalement rendu son verdict. Les deux chasseurs ont été reconnus coupables, avec la circonstance aggravante de cruauté. Ils ont accepté une peine de 12 mois et un jour de prison chacun.

Cependant, n’ayant pas d’antécédents judiciaires, ils n’iront pas derrière les barreaux. Une décision qui laisse un goût amer à beaucoup. Ils ont tout de même écopé d’une interdiction de pratiquer la chasse et de détenir un animal pendant quatre ans. Si la justice a parlé, le souvenir d’Acollarado reste une cicatrice douloureuse, rappelant la fragilité de ces compagnons dont la vie ne devrait jamais dépendre de leur « efficacité ».

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Alexandre Gauneau
Alexandre Gauneau

Alexandre est un passionné incontesté du monde animal. Originaire de la région de Bordeaux, sa fascination pour tous types d'animaux a été évidente dès son enfance. Cette passion l'a conduit à poursuivre une carrière dédiée à la compréhension, à la protection et à la sensibilisation sur le règne animal. En tant que contributeur principal à Histoires d'Animaux, Alexandre partage régulièrement ses connaissances sur une variété de sujets liés au monde animal.