Un simple moment de promenade dans la garrigue de Gigean, dans l’Hérault, a basculé en quelques secondes. Alors qu’il marchait tranquillement sur un chemin dégagé avec son chien Nokté, un promeneur a soudainement entendu une détonation assourdissante.
Touché de plein fouet au niveau du thorax, l’animal s’est immédiatement effondré sur le sol. Son maître s’est précipité vers lui pour tenter d’endiguer l’hémorragie, mais la gravité des blessures n’a laissé aucun espoir. Le chien est mort quelques instants plus tard dans ses bras.
L’auteur du tir mortel est un homme de 73 ans. Pratiquant la chasse depuis près de cinquante ans, il a expliqué aux autorités avoir aperçu une silhouette dans les buissons et l’avoir confondue avec un sanglier.
Un périmètre de tir qui suscite des questions
L’affaire a pris une tournure judiciaire et soulève de vives interrogations sur les conditions de sécurité durant les battues. Ce jour-là, tous les participants avaient reçu l’instruction claire et précise de ne procéder à aucun tir au-delà d’une distance de 20 mètres.
Or, les constatations effectuées au cours de l’enquête ont révélé que le tir fatal avait été déclenché à environ 35 mètres de la victime. Les examens vétérinaires ont confirmé la présence de lésions internes majeures provoquées par l’impact, une information relayée par L’Indépendant.
Vers un contrôle médical obligatoire pour les chasseurs ?
Face à cet événement tragique, l’association Stéphane Lamart s’est constituée partie civile devant le tribunal judiciaire de Montpellier. L’organisation souhaite attirer l’attention sur les risques liés au maniement des armes à feu à proximité des zones de promenade.
Elle demande l’instauration d’un contrôle médical périodique obligatoire à partir d’un certain âge. Cette visite permettrait d’évaluer régulièrement la vue, l’audition et les capacités physiques des pratiquants afin d’éviter d’autres drames.
Alors que la justice poursuit son examen des faits, cette affaire relance le débat sur la cohabitation entre usagers de la nature et chasseurs. Doit-on renforcer les contrôles pour garantir la sécurité de tous ?