C’est une histoire qui glace le sang et soulève le cœur. Au Puy-Sainte-Réparade, près d’Aix-en-Provence, un homme a commis un acte d’une violence inouïe envers l’animal qui partageait sa vie. D’un tir précis, il a ôté la vie à Nikita, sa chienne, avant de la faire taire à tout jamais.
Mais l’horreur ne s’est pas arrêtée là. Dans un geste d’une froideur effroyable, il a ensuite mutilé le corps de l’animal. L’homme a découpé les deux oreilles de Nikita dans un seul but : retirer la puce électronique qui aurait permis de l’identifier. Il a ensuite enterré sa dépouille dans la forêt, espérant effacer toute trace de son crime.
Un prétexte qui ne peut rien justifier
Comment un tel acte a-t-il pu se produire ? Face aux juges, le propriétaire, Nicolas S., a tenté d’expliquer son geste, le qualifiant lui-même de « la pire décision de sa vie ». La raison invoquée : Nikita aurait violemment mordu les chiens de sa voisine quelques instants plus tôt. Une réaction de colère, une perte de contrôle qui a mené à l’irréparable.
Pour les associations de protection animale, cet argument est irrecevable. Rien ne peut excuser une telle cruauté. Nikita, adoptée au refuge de l’Arbois, avait déjà connu un début de vie difficile. Elle avait été sauvée une première fois et méritait un foyer aimant et sécurisant, pas une fin aussi tragique.
Une décision de justice qui divise
La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé la peine prononcée en première instance. L’homme a été condamné à 18 mois de prison avec sursis. Plus important encore, il lui est désormais définitivement interdit de détenir un animal. Une mesure forte pour s’assurer qu’un tel drame ne se reproduise plus.
La justice a également ordonné la confiscation de son deuxième chien, Tchoupi, qui a été confié au même refuge où Nikita avait été adoptée. Si la décision de justice apporte une forme de conclusion, la colère des défenseurs de la cause animale, eux, reste immense. Pour eux, aucune peine ne semblera jamais à la hauteur de la cruauté subie par la pauvre Nikita.