À Lamotte-Warfusée, une petite commune de la Somme située près de Corbie, la quiétude d’un foyer s’est transformée en une douloureuse attente. En quelques mois, trois animaux de compagnie appartenant à la même famille ont présenté des symptômes brutaux et inexpliqués.
Deux d’entre eux, une chienne de 13 ans nommée Inaya et un jeune chat d’un an prénommé Gucci, n’ont malheureusement pas survécu à ces crises soudaines. Comme le raconte France 3 Régions, la propriétaire est aujourd’hui persuadée qu’une personne malintentionnée vise délibérément ses compagnons à quatre pattes.
Un troisième animal, un dogue allemand prénommé Patouf, a failli subir le même sort avant d’être sauvé de justesse par les urgences vétérinaires. Face à cette situation répété, la famille a décidé de réagir officiellement pour protéger les autres animaux du voisinage.
Des symptômes foudroyants et similaires
Tout a commencé en mars dernier lorsqu’Inaya est revenue de la cour en tremblant et en convulsant, avant de succomber en seulement dix minutes. En août, le jeune chat Gucci a été découvert dans un état similaire sous une table, entouré de salive. Quelques jours plus tard, Patouf a développé exactement les mêmes signes neurologiques et digestifs au cours de la soirée.
Pris en charge au milieu de la nuit, le molosse a pu recevoir une perfusion neutralisante et passer la nuit sous surveillance. Le dossier médical rédigé par le vétérinaire mentionne explicitement une intoxication probable, confirmant les craintes des propriétaires.
Une plainte déposée et des voisins sensibilisés
Devant l’accumulation de ces événements au même endroit, la famille a déposé une plainte en gendarmerie pour atteinte volontaire à la vie d’un animal domestique. Afin de prévenir les habitants du quartier, des affiches ont été placardées dans les rues et un appel à témoins a été publié sur les réseaux sociaux.
Lors de la pose de ces avis d’alerte, des sachets suspects de substance toxique ont même été retrouvés sur le trottoir et remis aux forces de l’ordre. En France, l’empoisonnement volontaire d’un animal est un acte sévèrement puni par la loi, risquant jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende si l’animal meurt.