Le réveil a un goût amer pour Roland Pinte. Ce matin encore, en allant voir ses bêtes dans son hameau des hauteurs de Castres, l’éleveur a senti son cœur se serrer. Une angoisse qui, malheureusement, est devenue familière. Devant lui, une scène terrible : une de ses brebis gît sans vie, avec son petit agneau blotti contre elle, désormais orphelin.
Mais le plus glaçant n’est pas seulement la perte d’un animal. C’est la conviction terrible qui s’est emparée de l’éleveur en examinant la victime. Pour lui, il n’y a aucun doute : les assaillants sont revenus sur les lieux pour achever la bête, blessée lors d’une précédente attaque. « Ils sont revenus l’achever », lâche-t-il, la voix brisée par la détresse et la colère.
Deux chiens sèment la terreur
Les coupables ne sont pas des prédateurs sauvages comme le loup. Selon plusieurs témoignages, il s’agirait d’un duo de chiens : un dogue argentin et un malinois. Depuis plusieurs semaines, ils sèment la terreur dans les environs, s’attaquant aux troupeaux avec une violence inouïe. Les éleveurs locaux sont à bout, vivant dans une crainte permanente.
Ces attaques ne sont pas des accidents isolés, mais une série de drames qui déciment les élevages et brisent le moral des travailleurs de la terre. Une véritable traque s’est engagée pour tenter d’identifier et de localiser ces animaux, mais surtout leurs propriétaires, qui restent pour l’heure introuvables.
Un cri du cœur et une plainte
Face à ce nouveau massacre, Roland Pinte a décidé d’agir. Épuisé et se sentant impuissant, il a annoncé son intention de déposer plainte au commissariat de Castres. C’est un cri du cœur pour que cette situation cesse enfin et que les responsables soient retrouvés.
Au-delà de sa propre perte, son geste représente le désarroi de toute une communauté d’éleveurs qui se sent abandonnée. La question de la divagation des animaux et de la responsabilité de leurs maîtres est plus que jamais au centre des préoccupations, dans l’attente angoissante de la prochaine attaque.