Imaginez la scène. Vous vous promenez tranquillement quand une femme, l’air paniqué, vous aborde. Sa voix tremble : elle vient de perdre son petit chien, son compagnon de tous les jours. Votre cœur se serre immédiatement, car vous savez la douleur que représente une telle perte.
Spontanément, vous tentez de la rassurer. Touchée par votre gentillesse, elle vous prend dans ses bras pour vous remercier. Un geste bref, chaleureux, mais terriblement trompeur. Quelques instants plus tard, en portant la main à votre cou, vous comprenez le drame : votre collier a disparu.
Ce scénario n’est malheureusement pas une fiction. C’est une technique de vol bien réelle qui sévit actuellement dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, où une femme exploite l’amour des gens pour les animaux afin de les dépouiller de leurs biens les plus précieux.
Un stratagème qui joue sur la corde sensible
La méthode est aussi simple que cruelle. En inventant l’histoire d’un chien perdu, cette voleuse brise instantanément la méfiance naturelle des passants. Qui ne serait pas touché par une telle détresse ? L’étreinte qui s’ensuit n’est qu’un prétexte pour accomplir son méfait avec une agilité déconcertante.
Les victimes, encore sous le coup de l’émotion, ne se rendent compte de rien. Selon le commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Narbonne, Jean-Philippe Sanchez, « cette dame a une dextérité pour enlever les bijoux ». Le contact physique du câlin masque complètement le geste rapide et précis du vol.
Un appel à la plus grande vigilance
Plusieurs plaintes ont déjà été déposées, notamment à Narbonne et à Canet-en-Roussillon. Les gendarmes sont activement à la recherche de l’auteure de ces vols à la ruse et appellent la population à la prudence. Cette histoire est un triste rappel que la gentillesse peut parfois être exploitée.
Il est terrible de devoir se méfier d’une main tendue ou d’un appel à l’aide. Sans pour autant fermer son cœur, cette situation nous oblige à rester sur nos gardes, même face à une situation qui semble toucher notre fibre la plus sensible : l’amour pour nos compagnons à quatre pattes.