« Je l’ai jeté dans la Théols. » C’est avec cette déclaration devant le tribunal correctionnel qu’un homme a tenté de justifier la disparition de son chihuahua. Lors de l’audience tenue à Issoudun, le propriétaire du petit chien devait répondre de faits particulièrement graves constatés à son domicile.
L’affaire a éclaté lorsque les intervenants ont découvert un premier chien dans un état de dénutrition extrême. L’animal, particulièrement affaibli, luttait pour survivre sans accès à de l’eau ni à de la nourriture.
Interrogé sur le sort du second animal qui partageait son logement, l’homme s’est trouvé confronté aux questions pressantes de la juge. Ses explications n’ont pas convaincu l’assemblée présente au tribunal.
Des explications médicales rejetées par le tribunal
À la barre, le prévenu a affirmé que son petit compagnon souffrait de crises d’épilepsie répétées et ne s’alimentait plus depuis plusieurs jours. Questionné sur l’absence d’intervention médicale, il a certifié qu’un vétérinaire aurait refusé de prendre en charge l’animal.
Cette justification n’a pas résisté aux vérifications de la justice, d’autant qu’aucun appel ou soin n’a été documenté. Le premier chien, découvert squelettique, a pu être sauvé et placé en sécurité auprès de la SPA de Montierchaume, une information relayée par La Nouvelle République.
Une condamnation face à des manquements graves
Sa compagne, également poursuivie dans ce dossier, ne s’est pas présentée au tribunal. Le couple a finalement été reconnu coupable de sévices graves et d’actes de cruauté envers leurs deux animaux domestiques.
Désormais en sécurité au refuge, le chien survivant réapprend doucement à faire confiance. Les bénévoles de l’association s’emploient à lui offrir le soutien nécessaire avant d’envisager une future adoption.